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Contrer la violence et l'intimidation dans les écoles : un combat de tous les instants

L'histoire de coeur qui s'est terminée en agression à la Polyvalente des Quatre-Vents soulève plusieurs questions, alors que la Semaine contre l'intimidation et la violence à l'école s'est terminée vendredi.

Un texte de Mélissa Paradis

L'intervenante de la Commission scolaire du Pays-de-Bleuets refuse toutefois de considérer ce qui s'est produit à Saint-Félicien comme un échec.

« On ne peut pas considérer ça comme un échec parce que vous savez, on travaille avec des humains. Les humains ont des humeurs, des hormones, des émotions, vivent des situations », soutient, Marie-Claude Laliberté.

Depuis 2012, une loi oblige les établissements scolaires à développer des outils pour lutter contre l'intimidation et la violence à l'école. Des plans d'intervention, des activités de sensibilisation et d'accompagnement des élèves sont ainsi mis sur pied

Cette année, les jeunes de la troisième année du primaire à la cinquième année du secondaire qui fréquentent la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean recevront une formation sur l'utilisation d'Internet.

« Donc exemple, troisième année, ça va être l'utilisation adéquate des médias sociaux, en quatrième année, ce qu'on va faire, c'est plus intervenir au niveau du matériel qui est distribué, au secondaire, ça va être la violence amoureuse », explique le conseiller pédagogique de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Nicolas Martel.

Portrait de la violence

L'équipe de recherche sur la sécurité et la violence dans les écoles québécoises vient tout juste de publier un portrait de la violence dans les écoles de 2013 à 2015.

Dans cette étude basée sur les perceptions des parents, des élèves et des professeurs, on apprend que la situation s'est améliorée, particulièrement au primaire.

Jasmin Roy, qui lutte contre l'intimidation et la violence, salue les efforts déployés dans les écoles du Québec, mais, selon lui, le travail d'éducation doit aussi passer par les parents.

« Quand on parle d'intimidation à l'heure actuelle, je pourrais vous dire que les jeunes en connaissent plus que leurs parents. Moi, quand je vais dans les écoles donner des conférences, les jeunes sont capables de me donner une définition. Quand je rencontre les parents, c'est autre chose. Ils ont de la difficulté à démêler qu'est-ce que la violence, une altercation, un conflit et de l'intimidation. Il y a toute une éducation à faire à la population parce qu'on est dans un changement de culture. »

Même si tous savent que la violence et l'intimidation ne peuvent être éradiquées, le milieu scolaire tient à poursuivre sa lutte.

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