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Couturières, une denrée rare pour les entreprises de la région

Les petites entreprises spécialisées dans la confection de vêtements peinent à recruter des couturières au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La pénurie est telle que certaines compagnies font actuellement des démarches pour faire venir de la main-d'oeuvre étrangère.

C’est le cas d’Identification Sports de La Baie qui confectionne les sacs Lavoie depuis plus de 30 ans.

Actuellement, l’entreprise souhaiterait embaucher cinq personnes à temps plein pour répondre à ses besoins.

« C’est très très rare. Cette année, on n’a pas réussi à recruter de couturières. L’année passée, on a réussi avec un programme. Avec la formation à Jonquière, on a réussi à recruter deux personnes. Depuis ce temps, on n’a perdu une couturière qui travaille plus proche de chez elle », explique Michel Boivin, propriétaire de l’entreprise.

Identification Sports craint que la situation se dégrade au cours des prochaines années.

« Les dames qui cousent pour moi dans la Beauce, elles ont toutes 60 ans passés. Elles m'ont toutes dit : "on pense à arrêter bientôt" », ajoute Michel Boivin.

Le métier intéresse de moins en moins les jeunes. Au Centre de formation professionnelle de Jonquière, la couture n'a plus la cote.

« C'est que la formation techniquement, elle existe toujours, mais on pourrait dire qu'elle est en hibernation. C'est-à-dire que depuis quatre ans, la formation n'a pas pu être démarrée par manque d'inscriptions », souligne Dominic Arseneau, conseiller en communications à la Commission scolaire de la Jonquière.

Recruter à l’étranger

Chez Identification Sports, les opératrices gagnent de 14 à 16 dollars de l'heure et sont syndiquées, mais cela ne permet pas de trouver le personnel nécessaire.

L’entreprise a amorcé des démarches pour aller recruter à l'étranger.

« Il faut aller là-bas, il faut les choisir. Il faut être responsable pendant deux ans qu'ils sont ici. Il faut leur trouver un logement, leur payer le transport, les assurances. Alors pour un ça ne vaut pas la peine, mais pour quatre », conclut Michel Boivin.

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