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Crainte de lock-out chez Rio Tinto à Alma : les syndiqués demandent l’intervention des élus

Le Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA-Métallos) s'inquiète d'un possible lock-out de la part de Rio Tinto à l'usine Alma.

Le président du syndicat, Alexandre Fréchette, partage ainsi les craintes du maire d'Alma, Marc Asselin, et des gens d'affaires qui redoutent un autre conflit de travail si les deux parties ne parviennent pas à une entente dans le cadre des négociations.

Des pourparlers sont en cours au sujet du régime de retraite entre Rio Tinto et une coalition formée des syndicats représentant les travailleurs de l'usine Alma, de la division Énergie électrique, des installations portuaires et du Roberval-Saguenay. Les employés du complexe Jonquière se sont déjà entendus, en juillet.

Les négociations sont suspendues pour permettre aux dirigeants syndicaux de faire le point avec les travailleurs en assemblée générale.

Alexandre Fréchette souhaite que les élus de la région interpellent le gouvernement du Québec pour éviter que Rio Tinto vende ses surplus d'électricité à Hydro-Québec en cas de conflit de travail, comme elle l'avait fait en 2012. Le président du STAA-Métallos rappelle que l'entente secrète de Rio Tinto n'était pas connue, en 2011, et a été découverte lors du lock-out.

Alexandre Fréchette affirme que le rapport de force est à l'avantage de Rio Tinto. « Ils peuvent dire je n'ai pas besoin de négocier parce que même s'ils ne me donnent pas tout ce que je veux à la table de négociation, je vais vendre de l'électricité avec profit, souligne-t-il. Nous, ça nous inquiète. »

Le STAA-Métallos a déjà rencontré le premier ministre Philippe Couillard, en mai, et attend une réponse de sa part. Alexandre Fréchette invite les décideurs à interpeller le gouvernement pour empêcher Rio Tinto de vendre son électricité en cas de conflit de travail.

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