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Cri du coeur d’un Saguenéen pour que son épouse visite le Canada

Un enseignant à la retraite de Jonquière poursuit son combat pour permettre à sa femme burkinabé de venir visiter le Québec. Depuis son mariage en 2015, Étienne Troestler a essuyé plusieurs refus d'Immigration et citoyenneté Canada.

L’organisme lui répond qu'il n'est pas en mesure de prouver qu'elle retournera dans son pays après sa visite.

« Chaque fois, ça tourne autour de la même chose : “vous n'avez pas prouvé hors de tout doute que vous reviendrez au Burkina à l'échéance de votre visa” », explique Étienne Troestler.

Pourtant, son épouse, Fatoumata, n'a aucune intention de venir rester ici. « C'est pour que j'aille rencontrer ma belle famille, faire connaissance avec eux et je reviens », précise-t-elle.

Visite attendue

La mère d’Étienne Troestler âgée de 89 ans aimerait bien passer du temps avec sa bru. Cette dernière l’a déjà rencontrée en France, mais elle n’a jamais pu venir au Québec.

Sa famille et ses amis n’ont aucun doute sur les intentions de la Burkinabée. « Elle est grand-mère. Elle a des enfants en Afrique, elle a un restaurant. Je pense que c'est même un modèle de femme qui a réussi en Afrique » , souligne Hans Blackburn, un grand ami d’Étienne Troestler.

Appui de la députée de Jonquière

La députée de Jonquière a même remis une lettre écrite par Étienne Troestler à Justin Trudeau. Mais, elle ne peut en faire davantage.

Étienne Troestler a rencontré sa femme alors qu’il supervisait des stages en coopération internationale au Burkina Faso. Le couple ne sait plus qui interpeller.

« Tout ce qu'on demande, c'est de comprendre pourquoi ça ne passe pas. Qu'est-ce qu'on doit faire, qu'est-ce qu'on doit rajouter pour que ça puisse fonctionner ? », conclut Étienne Troestler.

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