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Critique envers le manque d’appui des députés : les réactions régionales se multiplient

Les réactions ont continué de s'accumuler, mercredi, à la suite des critiques formulées par le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis. Il soutient que les députés, peu importe leur allégeance, ne défendent pas les dossiers régionaux.

André Paradis affirme que plusieurs projets ne se concrétisent pas parce qu'ils ne sont pas suffisamment soutenus par les députés à l'Assemblée nationale.

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est donne l'exemple des sentiers permanents de motoneige ou de la création des aires protégées, des dossiers qui n'avancent pas.

Invité à réagir à l'émission Café, boulot, Dodo, le député Alexandre Cloutier est d'accord avec André Paradis. Toutefois, il rend les libéraux entièrement responsables de la situation.

« Quand j'étais au gouvernement, quand j'étais ministre, quand la région avait trois ministres du Parti québécois, c'était annonce par-dessus annonce dans nos écoles publiques, dans les infrastructures, pour du développement économique, souligne M. Cloutier. Pensez-vous qu'un gouvernement du Parti québécois aurait mis la hache dans la Conférence régionale des élus? Jamais en 1000 ans! »

Le député de Lac-Saint-Jean réitère que le gouvernement libéral a abandonné les régions, même si le premier ministre Philippe Couillard réside à Saint-Félicien.

Réaction libérale

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, assure qu'au contraire, il défend avec acharnement tous les dossiers qui lui sont confiés. Il invite d'ailleurs le préfet André Paradis à venir le rencontrer en personne.

Marc-Urbain Proulx pointe le fédéral

L'économiste et ex-sous-ministre au développement régional, Marc-Urbain Proulx, comprend l'exaspération d'André Paradis, surtout dans une période difficile pour la région. Il croit cependant que le préfet oublie le gouvernement fédéral dans ses critiques.

« Québec ne peut pas sauver l'économie régionale tout seul, explique-t-il. Il y a des appels qui doivent être faits à Ottawa aussi, et on sait qu'Ottawa a beaucoup plus de moyens que Québec. »

Un changement s'impose à ce chapitre selon lui. L'économiste estime que Québec doit inclure Ottawa dans le cheminement des dossiers, quitte à lui laisser aussi plus de visibilité.

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