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De Saguenay à Puvirnituq : le défi de quatre futurs infirmiers

Le mois prochain, quatre étudiants en soins infirmiers du Cégep de Chicoutimi effectueront un stage au centre de santé de Puvirnituq, un village de 1800 habitants situé au Nunavik. C'est une première pour l'institution collégiale et l'aboutissement de quatre ans de travail.

Un texte de Jean-François Coulombe

« Le plus difficile, ça a été de trouver une communauté qui a bien voulu nous ouvrir les portes », affirme l'enseignante Nancy Vaillancourt.

Trouver de l'argent a également représenté un défi important. Ironiquement, il est plus simple pour une institution collégiale d'envoyer des stagiaires à l'international plutôt que dans le Grand Nord québécois. Nancy Vaillancourt a fait face à plusieurs refus.

« Je leur disais, je reste au Québec, c'est des gens de chez nous qu'on essaie d'aller aider. Il y a beaucoup plus de fonds qui sont disponibles pour la mobilité étudiante internationale qu'ici au Québec. »

Choc culturel

Philippe Dilembourg, qui travaille depuis deux ans comme infirmier à Puvirnituq, a agi comme facilitateur dans la réalisation de ce projet de stage. Il tente de préparer les étudiants au choc culturel qui les attend là-bas.

« La première fois qu'on descend de l'avion, qu'on arrive à Puvirnituq, on a l'impression d'atterrir sur la lune. Moi c'est un peu ça l'effet que ça m'a fait. Au niveau du paysage, c'est désertique, il n'y a pas d'arbres, il y a juste des cailloux. Il n'y a rien d'autre », mentionne-t-il.

Les étudiants qui font ce stage sur une base volontaire recherchent ce dépaysement. Ils veulent aussi en connaître davantage sur la culture des habitants de Puvirnituq. « 

C'est par les nouvelles expériences qu'on apprend le mieux », croit l'étudiant Alex Tremblay-Gauthier.

Polyvalence

Le système de santé est lui aussi sensiblement différent. « Au lieu d'avoir cinq ou six départements différents, il y a un seul département. Fait que quand on s'en va travailler le matin, on ne sait jamais ce qui va nous arriver. On peut avoir un bébé avec une bronchiolite, on peut avoir une femme qui va être en train d'accoucher, on peut avoir un trauma, un accident de VTT », explique Philippe Dilembourg.

Les étudiants devront donc développer leur polyvalence et leur ouverture d'esprit.

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