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Débat autour du vocabulaire nécrologique 

La direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean est intervenue directement l'an dernier auprès des maisons funéraires et des journaux pour qu'ils utilisent dorénavant l'acronyme du CIUSSS dans leurs avis de décès.

Les notices nécrologiques qui font référence au lieu de décès n'indiquent donc plus le nom de l'hôpital ou du centre d'hébergement, mais plutôt le nom légal du CIUSSS.

Ce changement émane d'une lettre expédiée par la direction régionale du réseau de la santé aux maisons funéraires et aux journaux.

Dans un courriel expédié à toutes les maisons funéraires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 9 novembre 2015, la direction du CIUSSS leur demande de respecter la dénomination légale des installations. Celle-ci est en vigueur depuis le 1er avril 2015. Le responsable des communications, Jean-François Saint-Gelais, affirme qu'il s'agit d'une question d'uniformité.

Si le CIUSSS parle d'une recommandation, rien dans la lettre ne mentionne que l'utilisation de la dénomination légale est facultative.

Betty Gravel, de la Maison funéraire Gravel et fils dans l'arrondissement Chicoutimi, affirme avoir reçu la directive au mois de novembre.

Elle indique que cette utilisation du nom légal agace parfois des proches et que certains s'en plaignent, mais la maison funéraire a trouvé une façon de contourner le problème.

« Quelques personnes nous demandent de ne pas mettre ce nom-là. Dans ces cas, on inscrit "décédé à Chicoutimi" ou "décédé à La Baie". On se conforme d'une autre façon en enlevant le CIUSSS », explique-t-elle. 

Si le CIUSSS du Saguenay Lac-Saint-Jean a choisi d'intervenir pour uniformiser les textes nécrologiques, ce n'est pas le cas partout. Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, par exemple, pas question de s'immiscer dans le libellé. Toute la latitude est laissée aux proches.

D'après le reportage de Denis Lapierre

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