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Débrayages aux quatre coins du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Plus de 15 800 syndiqués du secteur public au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en grève, lundi. Il s'agit de la première journée de grève du Front commun des syndicats du secteur public.

Les travailleurs veulent mettre de la pression sur le gouvernement Couillard dans les négociations du secteur public. Les syndicats ont obtenu un mandat de grève de six jours non consécutifs. Les syndiqués se préoccupent aussi de l'avenir des services publics.

« Actuellement, nous on n'est plus en mesure d'assurer des services de qualité à la mesure de ce qu'on voudrait parce qu'on est limités dans notre autonomie professionnelle, parce qu'on est confrontés à de la privatisation, parce qu'on nous coupe, parce qu'on n'est plus capable d'attirer la jeunesse », affirme la première vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

Les cours sont suspendus et les services de garde sont fermés dans toutes les écoles primaires et secondaires de la région, à l'exception de l'école anglophone Riverside dans l'arrondissement de Jonquière.

Les quatre cégeps du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont également en grève.

Dans le milieu de la santé, les services essentiels ont été maintenus, mais différents moyens de pression ont été utilisés dans tous les hôpitaux, au Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean, au Centre d'hébergement Saint-François, et au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle.

Des cadres ont été appelés au travail à partir de 8 h dimanche jusqu'à 8 h mardi pour s'assurer de minimiser les effets de la grève.

L'Université du Québec à Chicoutimi n'est pas touchée par cette journée de grève.

Piquetage

À plusieurs endroits, les syndiqués ont fait du piquetage devant les établissements. Un grand rassemblement s'est déroulé en avant-midi pour les employés de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay au Chantier du Père Alex, dans l'arrondissement de Chicoutimi.

Selon Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay, il y aura deux actions-surprises au cours de la journée. Selon Mme Beaudoin, « les offres patronales sont inacceptables » en ce moment.

D'autres grèves sont au menu dans deux semaines.

Le mouvement de grèves tournantes touche pratiquement toutes les régions du Québec.

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