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Décontamination des terrains vacants : le maire de Roberval réclame un fonds vert

Le maire de Roberval, Guy Larouche, souhaite que Québec crée un fonds vert pour aider les municipalités à décontaminer les terrains laissés vacants par la fermeture de stations-service.

Un texte de Chantale Desbiens

À Roberval, trois projets de développement sont bloqués parce que des pétrolières, dont Irving, refusent de payer pour décontaminer leurs terrains. La facture peut facilement dépasser le million de dollars.

La Ville a entrepris des démarches auprès d'Irving pour acquérir le terrain de l'ancien dépôt pétrolier à l'entrée nord de Roberval, près de l'intersection de la rue Horace-Beemer.

Des négociations sont en cours depuis deux ans. « On est arrivé avec une proposition d'achat qui tenait sur une page et ils nous ont répondu avec un contrat qui tenait sur 26 pages. C'est juste l'offre d'achat, on n'est pas rendu au contrat fini », a expliqué Guy Larouche à l'émission Café, boulot, Dodo.

Roberval souhaite aménager une desserte urbaine dans ce secteur, mais voudrait que la compagnie décontamine le terrain.

« Ils sont prêts à procéder partiellement, mais ils nous arrivent avec des contrats où ils nous transfèrent l'entière responsabilité des contaminants adjacents, donc les responsabilités de contamination qui pourraient survenir dans l'avenir pour les voisins également, explique M. Larouche. Comme c'est un ancien dépôt pétrolier, ce n'est pas évident. »

Le maire de Roberval explique que l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a déposé un mémoire au gouvernement pour faire changer la loi.

L'UMQ réclame, entre autres, la mise en place d'un plan de redevances pour constituer un fonds dédié à la décontamination des terrains et veut obliger les compagnies à rendre publics les plans de décontamination des terrains.

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