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Déménagement d’écoles de danse et de musique : les Sœurs du Bon-Conseil déplorent d’être mises de côté

La congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil dit avoir été laissée de côté par la Ville de Saguenay qui a entrepris des démarches pour déménager cinq organismes dans un édifice appartenant à un entrepreneur privé.

Saguenay a mandaté l'École de musique de Chicoutimi pour qu'elle négocie son déménagement et celui de l'Académie de danse du Saguenay, des Farandoles et de la Société d'art lyrique, entre autres, au Carrefour Racine, propriété de l'homme d'affaires Paul Boivin.

Pourtant, la Ville a en main une proposition de la congrégation pour accueillir dans sa maison mère de la rue Racine les écoles de danse et de musique. Les locaux, de 150 000 pieds carrés, sont vacants depuis la fermeture du Lycée du Saguenay, en 2007.

Les locaux sont déjà aménagés pour donner des cours. On retrouve aussi un auditorium de 400 places.

La supérieure générale, Jeannine Lapierre, souligne qu'accueillir les groupes qui enseignent aux jeunes va dans la continuité de la vocation d'enseignantes de la congrégation.

« On a essayé de marcher avec les écoles de musique et de danse, explique-t-elle. C'était le noyau. Au fond, ça prend un projet plus structurant. Tu ne peux pas entrer un organisme qui a tel besoin et un autre à côté. Si tu penses à une rénovation, il faut que tu penses à un ensemble. »

Par ailleurs, la Ville n'aurait jamais analysé sérieusement la proposition des religieuses, selon les responsables du dossier. « Tu n'es pas dans le centre-ville, alors que nous autres on pense qu'on est au cœur du centre-ville ici, indique l'évaluateur agréé et consultant pour la congrégation, Pierre Doré. Je pense que c'est l'argument le plus frappant pour nous sortir du potentiel de location pour ces services-là. »

L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) favorise la proposition des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil et déplore l'attitude de la Ville qui agirait sans véritable consultation et sans prendre le temps d'analyser toutes les propositions.

« Tout est fait en catimini, c'est l'obscurantisme total, souligne la chef de l'ERD, Josée Néron. On n'a aucune information, mais j'imagine que ce serait pour pouvoir annoncer un projet qui se réaliserait début 2017 et on sait que 2017 est une année électorale. »

Ni le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ni Paul Boivin n'ont donné suite aux demandes d'entrevues de Radio-Canada.

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