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Denis Lebel courtise Alma dans un débat devant les gens d'affaires

Le ministre conservateur sortant Denis Lebel s'est présenté à un premier débat, mardi soir, à Alma, un secteur qu'il tente de conquérir en raison du redécoupage de la carte électorale.

Un texte de Chantale Desbiens

« Je sais qu'Alma a connu un député NPD, a connu un député du Bloc québécois et ce que j'ai comme réponse sur le terrain et tout le monde que je rencontre, c'est zéro développement et absence totale », a-t-il lancé aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie Lac-Saint-Jean Est, qui organisait le débat.

Le développement économique a été au cœur des échanges entre les candidats de la circonscription Lac-Saint-Jean. Alors que la crise forestière continue d'entraîner des fermetures d'usine et des pertes d'emplois, Gisèle Dallaire du Nouveau Parti démocratique (NPD) et Sabin Gaudreault du Bloc québécois ont accusé les conservateurs d'avoir laissé tomber le Québec au profit de l'Ontario.

« Le bilan causé par les conservateurs, ç'a été très grave, soutient Mme Dallaire. Il y a eu plusieurs fermetures d'usines, des pertes d'emplois, c'est difficile. Et il y a eu plusieurs milliards de dollars qui ont été injectés pour l'industrie automobile, mais à peine quelques miettes pour la foresterie. Ç'a eu des gros impacts dans la région. »

La candidate néodémocrate en a profité pour rappeler les engagements de son parti pour l'industrie forestière, après quoi Denis Lebel l'a exhorté à appuyer les travailleurs forestiers au lieu des groupes environnementalistes.

« Je demande aux gens du NPD de désavouer Greenpeace dans la désinformation qu'ils font actuellement. Je demande aux candidats de la région de désavouer Greenpeace qui est en train de semer la peur et le doute sur notre façon de travailler la forêt », a lancé le candidat du Parti conservateur.

Soutenir l'économie

L'importance de la création d'emplois est revenue à plusieurs reprises, autant quand il a été question d'immigration, d'innovation que d'assurance-emploi.

Denis Lebel a maintenu que le Parti conservateur n'avait « jamais pris un sou dans la caisse d'assurance-emploi », même si les candidats du Bloc québécois, du Parti libéral et du NPD ont insisté sur l'engagement de leurs partis respectifs à rendre indépendante la gestion de l'assurance-emploi.

« Il faut soutenir les travailleurs saisonniers, mais il faut créer de l'emploi, a indiqué le candidat du Parti libéral, Sabin Simard. L'emploi c'est le nerf de la guerre comme disait M. Lebel. Si on n'a pas d'emploi, oui on va avoir de l'assurance-emploi. Mettons l'accent sur nos infrastructures, faire travailler les gens, envoyer les gens sur le marché du travail et on va se casser pas mal moins la tête sur l'assurance-emploi. »

Le candidat du Bloc québécois a pour sa part martelé que son parti est le seul qui défend réellement les intérêts du Québec à Ottawa. Sabin Gaudreault met en doute le vote stratégique visant à choisir le parti qui a des possibilités de former le gouvernement. « On a un bel exemple de ce que ça donne d'être au pouvoir ou que ça ne donne rien, dit-il. On avait un beau projet d'aluminerie à Dolbeau-Mistassini avec un premier ministre du Québec à Roberval et un ministre soi-disant puissant à Ottawa et ils n'ont pas été plus loin, c'est terminé, c'est tombé à l'eau. »

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