Depuis janvier, des ateliers de langue innue sont offerts gratuitement à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Seule la moitié des quelque 20 000 Innus qui vivent au Québec et au Labrador parlent aujourd'hui cette langue montagnaise de tradition orale, d'où l'importance selon plusieurs de multiplier les initiatives pour la préserver.

C'est pour conserver la langue innue que ces autochtones sont réunis dans la classe d’Yvette Mollen en plein samedi.

Des enseignantes de Uashat Maliotenam ont fait plus de sept heures de route pour avoir accès aux ateliers financés par le ministère du Patrimoine canadien.

« Je suis grand-mère. J'ai six petits-enfants. Pis, mes petits-enfants parlent plus innu. Ce qui est triste, vraiment triste. Je parle innu, ma fille parle innu, mais mes petites filles ne le parlent pas. Alors là, il faut vraiment travailler là-dessus », souligne Lise-Andrée Fontaine.

La standardisation récente de l'orthographe de cette langue montagnaise a permis de créer les tout premiers dictionnaires, grammaires et cahiers pédagogiques. Ils représentent des outils précieux pour préserver cette culture de tradition orale.

« Je pense que c'est le moment-là, on peut encore rattraper parce qu'un moment donné la langue va s'endormir », croit l’enseignante Yvette Mollen.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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