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Des groupes manifestent contre de nouvelles coupes à l’aide sociale

La loi 70 qui touche l'aide sociale est dénoncée par des groupes d'aide aux prestataires de la sécurité du revenu. Leurs représentants ont manifesté lundi devant les bureaux de circonscription du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

Ils estiment que l'adoption de la loi 70 (loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi, ainsi qu'à favoriser l'intégration en emploi) risque de toucher jusqu'à un millier d'assistés sociaux par année au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La loi adoptée la semaine dernière à l'Assemblée nationale fera passer la prestation de 623 $ à 399 $ par mois pour les premiers demandeurs qui ne participent pas aux mesures d'employabilité. « Ça donne du monde qui ont plus faim, ça donne une augmentation de l'itinérance, ça va donner une augmentatIon de la pauvreté », soutient Manon Girard du groupe Accès conditions de vie d'Alma.

Selon le coordonnateur de l'ASTUSE, Sylvain Bergeron, on compte 20 000 demandeurs d'emploi dans la région, alors qu'il n'y a que 900 emplois disponibles. Il se demande comment le ministre François Blais est capable de faire entrer 20 000 personnes dans une salle de 900 places.

Les manifestants blâment aussi le Parti québécois d'avoir négocié avec le gouvernement Couillard en commission parlementaire. Les députés Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier répliquent qu'ils ont voté contre la loi. 

« Nous, on a choisi de faire quelques gains qui sont la révision de la loi au bout de deux ans, et la question du premier demandeur » déclare Sylvain Gaudreault. 

« C'est 399 piastres par mois, les gens qui devront vivre avec ça. Je mets au défi le premier ministre, à mon avis, il ne fait pas une journée avec ça », renchérit Alexandre Cloutier.

De son côté, le député libéral de Dubuc, Serge Simard, se porte à la défense de la loi 70. Il croit que les changements annoncés permettront d'offrir des services adaptés afin de répondre au marché du travail.

Les péquistes et les manifestants soutiennent que Québec aurait pu trouver ailleurs les 50 millions qu'il souhaite économiser par année.

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