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Des locataires de terres publiques dénoncent la hausse possible des coûts des baux

Le Regroupement des locataires des terres publiques va contester le règlement de Québec qui prévoit une augmentation importante du coût des baux de location pour les propriétaires de chalet en forêt sur les terres publiques.

Au Québec, le coût moyen des baux de villégiature en 2009 était de 428,80 $. Il atteindrait 1147 $ en 2019.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le regroupement évalue que la hausse moyenne est de 154 %. Par exemple, le coût du bail pour un chalet dans l'arrondissement de Chicoutimi passerait de 670 $ à 1430 $ par année d'ici 2019. La hausse du bail passerait de 530 $ à 910 $ dans le secteur d'Alma.

Le président du Regroupement des locataires des terres publiques, Réjean Thibeault, affirme que les locataires étaient d'accord avec une augmentation qui suivrait l'indice des prix à la consommation (IPC). Les propositions du regroupement n'ont toutefois pas été prises en compte.

« Les évaluations qui ont été faites sont truffées, à notre avis, d'erreurs importantes dans la méthodologie comme dans les calculs et malheureusement, ç'a créé au Québec une distance énorme entre certaines villes qui sont inexplicables et qui ne sont pas raisonnables », affirme M. Thibeault.

Selon le président du Regroupement des locataires des terres publiques, l'augmentation des baux de location représente un recul de 60 ans. Il affirme que le Québec va retourner à l'époque des clubs privés où seuls les gens riches avaient les moyens de se payer un chalet en forêt.

« On revient à une situation où on va sortir les gens de classe modeste et moyenne de la forêt par les coûts et on va amener seulement une classe de gens plus aisés à avoir accès à la forêt québécoise, déplore Réjean Thibeault. On enlève l'accessibilité à coût raisonnable aux Québécois en faisant un pareil tarif d'augmentation. »

Il y a plus de 10 000 baux au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui sont gérés par les municipalités régionales de comtés (MRC). La moitié des revenus des baux leur reviennent.

Si l'augmentation constitue un certain avantage, les élus craignent tout de même que les villégiateurs désertent les forêts publiques.

La période de consultation du gouvernement du Québec sur le règlement se déroule jusqu'à la fin d'août. Le Regroupement des locataires des terres publiques prépare ses commentaires.

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