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Des logements abandonnés dans un état pitoyable

Il y a environ trois semaines, les locataires de Sylvain Ouellet sont partis sans prévenir et sans payer en laissant leur appartement de l'arrondissement de Jonquière dans un état lamentable. Des vêtements et de la vaisselle jonchent le sol et des trous sont bien visibles dans les murs et le plancher.

Le propriétaire se retrouve avec deux logements complètement insalubres sur les bras. Remettre les lieux en état coûtera entre 10 000$ et 12 000$. C'est la cinquième fois cette année que Sylvain Ouellet vit le même scénario, un record pour celui qui a acquis son premier immeuble au milieu des années 1990.

Malgré tout, il n'a pas l'intention de porter plainte à la Régie du logement. Selon lui, les délais sont beaucoup trop longs.

« Un coup qu'on dépose la plainte, ça va être un jugement sur 10 ans. Un travailleur va pouvoir être saisi, mais quelqu'un sur l'aide sociale c'est plus difficile. Il va falloir le retrouver, prendre un huissier et saisir la personne soit dans son compte de banque, dans ses biens ou autre chose. »

Le juge de la Régie du logement ne siège pas tous les jours à Saguenay, comme c'est le cas dans les grands centres. Cela dépend du volume de plaintes. La Régie du logement explique que les demandes sont traitées selon les priorités.

« Si l'on tient absolument à avoir gain de cause, c'est-à-dire à faire respecter ses droits ou à obliger l'autre partie à respecter ses obligations, peu importe le temps que ça prendra, l'important c'est d'obtenir justice en bout de ligne », croit le porte-parole de la Régie du logement, Denis Miron.

Dans le cas présent, Sylvain Ouellet pourrait intenter un recours pour dommages et intérêts.

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