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Des militants bloquistes se mobilisent contre leur chef

Si Martine Ouellet remporte son vote de confiance les 1er et 2 juin prochains, les ténors du Bloc québécois de la région prédisent la mort du parti. Ils demandent donc aux militants de montrer la porte à leur chef et de recentrer la mission du Bloc pour qu'il continue de défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

« La consultation que Mme Ouellet a mise de l'avant, dans le fond, c'est de la stratégie pour se maintenir en poste et Mme Ouellet n'est véritablement pas la personne de la situation, n'est plus la personne de la situation. Elle doit quitter », croit l’ex-député bloquiste Robert Bouchard.

Si la chef gagne son vote de confiance, Élise Gauthier, qui milite au Bloc depuis les années 1990, annonce qu'elle claquera la porte. Elle accuse Martine Ouellet de tuer sa formation politique à petit feu.

Les militants affirment que Martine Ouellet a manipulé les règles du référendum en sa faveur. Le camp du oui s'est voté un budget à même les fonds du Bloc, alors que le camp du non ne jouit d'aucun moyen pour faire campagne.

Parfum électoral

À l’approche de l’élection partielle fédérale dans Chicoutimi-Le Fjord, l’ex-député de cette circonscription, qui a toujours voté pour le Bloc québécois, ne sait pas ce qu’il fera le 18 juin. Robert Bouchard indique que le résultat du référendum scellera son choix.

À l'approche des élections provinciales, les bloquistes craignent surtout que la crise qui secoue le parti nuise à l’ensemble du mouvement souverainiste.

« Au Parti québécois, ça fait du tort […] puis beaucoup de gens confondent le PQ et le Bloc québécois », soutient Sabin Gaudreault, un ex-candidat bloquiste.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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