Retour

Des Saguenéens en fauteuil roulant veulent faire partie de l’équipe d’Athlétisme Canada

Trois jeunes en fauteuil roulant de la région s'entraînent en athlétisme depuis quelques mois en vue de faire le camp de développement de talent paralympique d'Athlétisme Canada. Une nouvelle équipe d'athlétisme a été mise en place à l'Université du Québec à Chicoutimi pour les aider à se développer.

En raison d’une lésion à la moelle épinière à la suite d’un accident, Claudia, Samuel et Nicolas ont dû réapprendre beaucoup de choses. Ils ont tous perdu l’usage de leurs jambes.

Leur persévérance et leur combativité ont mené les trois sportifs âgés dans la vingtaine à former la toute première équipe régionale d’athlétisme en fauteuil roulant, celle des Inuk de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Parmi les trois athlètes, seul Samuel a déjà sa place dans l’équipe canadienne d’Athlétisme Canada.

« Moi, ça va faire trois ans [que j’ai eu mon accident]. Après plusieurs années, on revient sur un mode de vie normal. La vie, elle a continué, mais avec les limitations. Donc, c’est juste de reprendre sa vie et moi, j’étais quelqu’un de sportif, donc je suis allé chercher le sport », raconte Samuel Larouche.

Les trois jeunes étaient tous, comme Samuel, des sportifs avant l’accident qui a changé leur vie.

« Je faisais beaucoup des courses à obstacles. En tombant en fauteuil, je me suis dit que j’allais continuer à m’entraîner, ce n’était pas ça qui allait changer. C’est juste la façon de s’entraîner qui est différente », explique Claudia Duchesne.

« Le sport, ça a toujours fait partie de ma vie et ça va toujours faire partie de ma vie. Aussitôt que je fais du sport, j’ai le sourire dans le visage », renchérit Nicolas Côté.

Athlétisme Canada prêtera d’ailleurs aux trois athlètes des fauteuils d’entraînement adaptés aux différentes épreuves.

« Ça va nous dépanner pendant une certaine période, mais éventuellement ça va nous prendre des fauteuils qui sont faits sur mesure. C’est sûr qu’on aimerait ça aller chercher des commanditaires », croit Samuel Larouche.

Même s’ils ne se fixent aucun objectif, les trois athlètes se permettent de rêver.

« C’est sûr que dans mes rêves les plus fous, moi, je suis aux Jeux olympiques en 2020. Mais, c’est sûr que ça va faire à peine quatre ans que je vais être paraplégique. Mais, oui, on est tous les trois à Tokyo en 2020! », rêve Claudia Duchesne.

Plus d'articles