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Des syndicats continuent de dénoncer les compressions dans les services de garde

Les syndicats des garderies affiliés à la CSN dénoncent à nouveau les compressions effectuées par le gouvernement Couillard.

Ils déposent mardi un mémoire devant la Commission sur l'éducation à la petite enfance qui tient des audiences à Saguenay. Cette commission est une initiative de l'Institut du Nouveau Monde (INM), un organisme non partisan dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique.

Lundi, le gouvernement Couillard annonçait un réinvestissement de 30 millions de dollars pour l’achat de matériel éducatif ou l’organisation d’activités éducatives ou culturelles, un budget distinct du fonctionnement des garderies.

De l'avis des syndicats, les compressions et la hausse de la tarification ont pour effet de favoriser les garderies privées non subventionnées et de réduire la qualité des aliments et des services éducatifs offerts aux enfants.

« Est-ce que c’est normal qu’un enfant qui vient au CPE nous demande comme éducatrice : “Est-ce que je vais passer la journée avec toi?” Moi, c’est du jamais vu. Je travaille depuis 1997 dans un centre de la petite enfance et jamais j’avais entendu un enfant arriver le matin et me demander : “Est-ce que je vais passer la journée avec toi?” Parce qu’avec toutes les coupures imposées par le gouvernement Couillard, nos employeurs n’ont pas le choix », mentionne Nathalie Dupéré, présidente des travailleuses des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Au total, Québec investit plus de 2 milliards de dollars annuellement dans les services de garde à l’enfance. Pour les syndicats des centres à la petite enfance (CPE) et des éducatrices en milieu familial, c’est encore trop peu.

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