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Des téléphones intelligents en classe à la polyvalente Charles-Gravel

L'école polyvalente Charles-Gravel de Saguenay a décidé d'autoriser les téléphones intelligents en classe à des fins pédagogiques. Les appareils mobiles pourront servir entre autres, pour des recherches sur Internet ou comme calculatrice. Il est toutefois interdit d'envoyer des messages textes.

« Un moment donné, on s'est dit "est-ce qu'en tant que maison d'éducation, on ne devrait pas travailler à l'utilisation intelligente de ces appareils-là?", explique l'enseignant en histoire Marc-André Belley. Permettre leur possession, mais de demander aux élèves de développer le réflexe de ne pas l'utiliser lorsque ce n'est pas pertinent de le faire ou lorsque ça peut être une source de distraction pour eux ou pour les autres. »

Écouter le reportage de Mireille Chayer

Par contre, à l'Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine, les appareils mobiles sont bannis depuis cinq ans. « C'était vraiment dérangeant, précise le directeur Carl Bouchard. C'est vraiment pour l'enseignant. Vous savez, les textos, les médias sociaux, les jeunes sont tous branchés là-dessus ou à peu près. Donc ça devenait quelque chose de dérangeant pour la classe. »

Ni bon ni mauvais

Dans ses cours à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le professeur en technologies éducatives Patrick Giroux explique aux futurs enseignants que le téléphone est un outil de travail.

« L'angle que les enseignants devraient prendre, c'est de considérer que c'est un outil, puis apprendre à connaître les forces et les faiblesses de cet outil-là. Il faut choisir. Ce n'est pas bon tout le temps, c'est sûr. Mais il y a sûrement des usages ou des moments où ça peut être très pratique en classe », croit-il.

Patrick Giroux ajoute que les enseignants sont les mieux placés pour autoriser ou non la technologie dans leur classe.

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