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Des travailleurs sociaux dénoncent leur transfert vers les GMF

Des travailleurs sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean subiront un transfert vers les groupes de médecine familiale (GMF). La décision est loin de faire l'unanimité et laisse même planer un nouveau bras de fer dans le réseau de la santé.

Les travailleurs sociaux et les médecins sont contre cette idée.

Au total, 17 travailleurs sociaux sur les 42 qui travaillent pour le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean seront transférés dans les GMF. Un poste sera aussi aboli.

Les patients au coeur du débat

Ces professionnels travaillent principalement dans les CLSC à l'heure actuelle. Le syndicat qui les représente est préoccupé pour les patients sans médecin de famille.

La porte-parole régionale du Syndicat des techniciens et des professionnels de la santé (CSN), Nancy Poulin, croit que l'organisation fait fausse route.

« On transfère des ressources, on déshabille les CLSC pour donner aux GMF, sauf que la clientèle ne sera pas nécessairement transférée, donc il va y avoir, c'est sûr, un impact sur les services et moins de gens pour répondre à ceux qui vont cogner aux CLSC forcément », explique Mme Poulin.

Ce transfert provient d'une décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. Il est amorcé dans la région de Québec.

Appui des médecins

Les médecins de famille dénoncent eux aussi ce choix. « On a vraiment peur que tous ces patients orphelins soient éparpillés et n'aient plus accès aux services sociaux », mentionne Jean-Philippe Blondeau, porte-parole du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée.

L'idée de travailler en collaboration plaît aux médecins et aux travailleurs sociaux, mais il faut, selon eux, ajouter des services si le transfert se fait comme prévu.

Les travailleurs sociaux s'inquiètent aussi pour leur indépendance professionnelle.

La CSN demande un moratoire sur le transfert des travailleurs sociaux dans les GMF. Elle demande au ministre Gaétan Barrette d'évaluer les conséquences de ce changement plus en détail.

Le Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée appuie cette requête.

D'après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières.

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