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Deux ans après l’écrasement d’hydravion aux Bergeronnes, le BST formule une recommandation

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) recommande l'installation obligatoire d'un système d'avertissement de décrochage pour éviter d'autres écrasements mortels, comme celui survenu aux Bergeronnes le 23 août 2015.

Un texte de Catherine Paradis

Six personnes, dont le pilote et cinq passagers, avaient perdu la vie lors d’un vol touristique pour observer les baleines dans le fleuve Saint-Laurent.

L’hydravion de type Beaver appartenant à la compagnie Air Saguenay s’est écrasé au terme d’une vrille accidentelle.

Dans un rapport sur les circonstances de l’accident, le BST conclut que le pilote volait trop bas pour avoir le temps de réagir lorsque les ailes de l’avion ont passé l’angle d’attaque critique dans un virage serré.

Ce décrochage a causé une vrille en descente verticale qui s’est avérée fatale pour le pilote et les occupants.

« Une vrille en soi n’entraîne pas nécessairement un accident si elle survient à une altitude suffisante pour permettre au pilote de reprendre la maîtrise de l’avion. Dans ce cas-ci, bien que le pilote ait réussi à stopper la vrille, l’altitude était insuffisante pour prévenir un impact avec le sol », a expliqué l’enquêteur désigné Pierre Gavillet.

Il ajoute que depuis 1998 13 accidents sont survenus causant la mort de 37 personnes dans les mêmes circonstances que l’écrasement survenu aux Bergeronnes.

D’ailleurs, à la suite d’un écrasement en Ontario en 2013, le BST s’était dit préoccupé par l’absence de système d’avertissement de décrochage dans les Beaver.

Vols à basse altitude

Au terme de son enquête, le Bureau de la sécurité des transports déplore que beaucoup trop de pilotes exécutent des manœuvres à basse altitude pour satisfaire les touristes.

La présidente du BST, Kathy Fox, rappelle que son organisme a recommandé en 2013 d’installer des systèmes d’enregistreur de vol pour permettre aux compagnies de mieux gérer les habitudes de vols des pilotes.

D’ailleurs, le BST souligne que depuis l’accident de 2015, la compagnie Air Saguenay a décidé de son propre chef d’imposer des altitudes minimales et des inclinaisons maximales à tous ses pilotes.

Réaction d’Air Saguenay

Le propriétaire d'Air Saguenay estime qu’il est inutile de doter tous ses avions de type Beaver d'un avertisseur de décrochage, comme le recommande le Bureau de la sécurité des transports.

Jean Tremblay indique que son pilote a fait preuve d’une confiance excessive en inclinant son avion à 60 degrés à moins de 300 pieds du sol.

Jean Tremblay pense par ailleurs que l’installation d’enregistreurs de vol dans les petits appareils commerciaux coûterait trop cher.

Il considère que l'actuel localisateur d'appareil que son entreprise a commencé à installer est très utile et plus pertinent.

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