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Deuxième jour de l’enquête sur la remise en liberté d’Yves Martin

Le fondateur de l'entreprise Recovery Science Corporation, Steven Than, qui a créé le bracelet Scram capable de détecter la consommation d'alcool d'un utilisateur, a témoigné au deuxième jour de l'enquête sur la remise en liberté d'Yves Martin, accusé de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de trois personnes dans le rang Saint-Paul, le 1er août dernier.

Il a expliqué le fonctionnement du dispositif qui se porte à la cheville et que l'avocat Jean-Marc Fradette propose pour son client. Le bracelet a été utilisé à une vingtaine de reprises au Canada.

Le bracelet est rattaché à un modem qui envoie des signaux à un ordinateur de l'entreprise ontarienne. Il est collé à la peau et se déclenche par sudation. L'entreprise avertit alors le service de police le plus près que l'accusé a brisé ses conditions de remise en liberté.

L'entreprise peut aussi programmer des endroits et des heures grâce aux données GPS du bracelet. Ainsi, le système enclencherait une alerte dans les 30 minutes si Yves Martin ne respectait pas son couvre-feu, souligne M. Than l'expert. Il faut toutefois prévoir un délai de 24 heures à 48 heures pour analyser les données et confirmer que l'accusé a consommé de l'alcool.

Steven Than mise sur l'effet dissuasif du port du bracelet pour assurer son efficacité.

Questions sur le dispositif

La Couronne a demandé au représentant de Recovery Science Corporation ce qui se produirait en cas de panne téléphonique. Il faut un délai de deux heures pour s'apercevoir que le modem est inactif, précise Steve Than. Le modem doit aussi être à une distance de neuf mètres du bracelet pour communiquer l'information.

Le juge a pour sa part voulu connaître le coût du dispositif et la fréquence de transmission des rapports d'analyse d'alcool.

L'accusé doit payer 450 $ plus taxes par mois, en plus des frais d'installation de 250 $. Le rapport d'analyse est envoyé toutes les 24 heures ou plus régulièrement, selon les besoins de la cour.

Thérapie fermée

Par ailleurs, Yves Martin suggère aussi d'effectuer une thérapie pour résoudre son problème d'alcoolisme. Il s'agirait d'une thérapie fermée de 21 semaines à la maison Jean-Lepage de Montréal.

L'un des cofondateurs de la maison de thérapie a témoigné en cour. Il croit aux possibilités de réussite de l'accusé. Il décrit M. Martin comme quelqu'un aux prises avec des problèmes d'impulsivité, avec une « boule dans l'estomac, et anxieux » depuis son enfance.

« J'en ai vu des clients dans ma vie et M. Martin démontre cette volonté », croit-il.

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