Alors que la saison du camping bat son plein partout au Québec, pour des milliers de campeurs il s'avère incontournable de terminer la journée autour d'un feu de camp. Cependant, cette habitude a un impact négatif sur la qualité de l'air.

Une étude réalisée par la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) dans le parc de la Yamaska démontre que les particules dans l'air sont quatre fois plus importantes en soirée dans les campings qu’au centre-ville de Montréal.

« On va en camping pour respirer l'air pur, mais dans certaines périodes de la journée ce n'est pas nécessairement le cas. Donc à certaines périodes de la journée on parle aux environs de 22 h et minuit dans ce cas-ci où là on a retrouvé des concentrations très élevées, voire même beaucoup plus élevées que les normes sur la qualité du ministère », reconnaît le directeur des parcs nationaux des Monts-Valin et de la Pointe-Taillon, François Guillot.

Les résultats de l’étude ne surprennent pas le directeur de la chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

« Il n’y a pas de filtre sur un feu, alors toute combustion génère ce genre de polluants atmosphériques », mentionne Claude Villeneuve. Il précise que les risques sont toutefois très faibles.

Plusieurs petits gestes peuvent être posés pour limiter l’émission de polluants. Les campeurs peuvent notamment opter pour du bois franc plutôt que du résineux et privilégier le bois sec au bois humide.

D'après le reportage de Jessica Blackburn

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