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Difficile d'accéder à Internet dans un hôpital régional

Sur une centaine d'hôpitaux recensés par Radio-Canada au Québec, seulement 42 % offrent un accès Internet partiel ou complet aux patients. Si Montréal et la Capitale-Nationale font bonne figure avec un taux de 81 %, il en est autrement pour cinq régions du Québec qui n'offrent pas la possibilité de naviguer sur le web à ses usagers.

Un texte de Mélissa Paradis

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, seulement trois établissements sur six offrent le service, dont celui de Chicoutimi et de Dolbeau-Mistassini. À Roberval, il n'est toutefois accessible que dans les salles d'attente.

Cette situation a surpris Bertrand Tremblay, qui a été cloué à un lit de cet établissement pendant plusieurs jours en raison d'une fibrose pulmonaire. Une aberration pour l'homme de 69 ans qui aurait bien voulu donner de ses nouvelles à ses deux fils qui vivent en France et à Gatineau.

« Par téléphone, je dois appeler à frais virés et si mon épouse n'est pas à la maison, il n'y a personne pour accepter les frais, explique-t-il. Il me semble que pour la sécurité des patients, ça commence à être assez important, ajoute-t-il. »

Internet comme remède

À Montréal, les enfants qui fréquentent le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et leurs parents peuvent naviguer sur le web partout et gratuitement depuis 2013, ce qui fait de l'établissement l'un des pionniers en la matière. Internet y est vu comme une nécessité.

« On sait que tout ce qui va ramener une vie quotidienne un peu plus normale à un enfant ou à une personne malade va les amener à une convalescence plus rapide. Moi, je pense que c'est une partie importante du séjour de l'enfant d'être capable d'avoir accès aux autres membres de sa famille, de sa communauté et aussi aux divertissements », explique Sarah Bouchard, chirurgienne pédiatrique et directrice des technologies de l'information au CHU Sainte-Justine.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean se dit sensible à cette réalité.

« Ce qu'on veut, c'est offrir d'abord à notre interne un réseau optimal, et fonctionnel et faire bien fonctionner nos applications cliniques, explique la porte-parole Joëlle Savard. Par la suite, effectivement, une fois que cette mise à niveau sera réalisée, on devra voir qu'est-ce qu'il sera possible de faire, ajoute-t-elle.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux considère Internet comme un service accessoire. Pour y accéder, les patients doivent donc compter sur les fondations des hôpitaux ou sur un généreux donateur comme un fournisseur Internet.

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