Retour

Drame du rang Saint-Paul : le récit d’une tragédie 

Accusé de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort de trois membres d'une même famille de Saint-David-de-Falardeau, Yves Martin subit son enquête sur la remise en liberté au palais de justice de Chicoutimi.

Mercredi, la procureure aux poursuites criminelles et pénales a résumé la vingtaine de témoignages qui avaient été recueillis par les policiers après la tragédie.

Une ordonnance de non-publication qui avait été émise à l'endroit de ces récits a été levée, mercredi, ce qui permet d'en apprendre davantage sur le contexte de l'accident et sur l'accusé.

Récit des événements

Avant le drame, Yves Martin venait de se séparer de sa conjointe. Le jour de l'accident, le 1er août, ses parents et sa sœur sont venus chez lui pour l'aider à réaménager sa maison parce que son ex-conjointe était partie avec plusieurs meubles. Yves Martin a commencé à consommer de la bière lorsque ses proches ont quitté son domicile. 

Par l'entremise de textos envoyés à un ami, il a confié vouloir se saouler. L'accusé s'est également rendu au Bar Saint-Paul où il est un client connu. Selon les employés, Yves Martin n'est resté que quelques minutes et n'a rien consommé sur place. Il a quitté peu de temps après et a pris la route en direction de sa résidence.

L'accident

Selon le témoignage de personnes qui ont croisé la route d'Yves Martin, il conduisait vite et a effectué plusieurs dépassements illégaux. Après l'accident, l'accusé a réussi à sortir de son véhicule, mais semblait avoir de la difficulté à marcher.

Certains témoins ont remarqué une forte odeur d'alcool. L'accusé a aussi déclaré qu'il était dans le pétrin et qu'il allait aller en prison. Le prélèvement sanguin effectué à l'hôpital vers 23h a indiqué un taux d'alcoolémie de 179 milligrammes par litre de sang, soit plus de deux fois la limite permise.

L'accusé consomme depuis un très jeune âge

L'avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette, a fait entendre un responsable de la Maison Jean-Lepage de Trois-Rivières. L'établissement est prêt à recevoir Yves Martin pour une thérapie de près de six mois. L'accusé a d'ailleurs confié au responsable qu'il consomme depuis l'âge de 13 ans et ce, à tous les jours depuis plusieurs années.

Yves Martin n'en est pas à ses premiers démêlés en matière de conduite avec les facultés affaiblies. Il a déjà eu un ivressomètre dans son véhicule pendant cinq ans, jusqu'en janvier dernier. 

Yves Martin témoignera pour sa part jeudi et c'est à ce moment que le juge décidera s'il ira en thérapie.

Avec les informations de Jessica Blackburn.

Plus d'articles

Commentaires



Rabais de la semaine