La drogue du viol serait de plus en plus présente au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La situation inquiète la Maison ISA, un centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel. Afin de mieux protéger la population, l'organisme a mis sur pied une formation pour outiller davantage le personnel dans les bars.

« D'abord je présente la Maison ISA, c'est quoi la mission de l'organisme. Par la suite, les drogues du viol, les symptômes, comment les repérer, comment agir, la procédure un peu pour assister une personne qui est intoxiquée », explique la travailleuse d’été à la Maison ISA, Camille-Amélie Koziej-Lévesque.

Le centre reçoit bon an mal an de 10 à 20 femmes qui ont été victimes d’agression sexuelle à la suite d'une intoxication.

Une dizaine de bars de Saguenay seront sensibilisés au problème d'ici la fin de l'été.

L’histoire de Sabrina

Le 30 janvier dernier, ce qui devait être une petite soirée dans un bar de Saguenay s'est terminée de façon abrupte pour Sabrina (nom fictif).

Cette dernière discutait avec son amie lorsqu'une personne malveillante a réussi à mettre du GHB dans le verre qui se trouvait devant elle. Quelques minutes plus tard, la jeune femme a complètement perdu la carte.

« Je me sentais très très saoule alors que mon nombre de consommations ne justifiait pas mon état. On a changé d'endroit, mais moi mon dernier souvenir est resté dans le resto-bar où on était. Dans la soirée je ne me souviens pas de ce qui s'est passé, je n'ai que quelques flashs. J'ai été très très malade aussi durant une longue période de temps ce qui a fini par inquiéter mon amie qui était avec moi. »

À l’hôpital, un médecin confirme qu’elle a été droguée au GHB.

Sabrina indique qu’il lui a fallu plusieurs mois avant de retrouver un sentiment de sécurité dans les endroits publics.

D’après le reportage de Jessica Blackburn

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