Une trentaine de citoyens ont pris part à la consultation publique sur l'encadrement du cannabis qui se tenait à Saguenay, mardi soir. Les participants ont partagé leurs points de vue et leurs préoccupations avec les représentants du gouvernement du Québec.

Un texte de Vicky Boutin

La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, assistait à la rencontre, de même que le député du Parti québécois Sylvain Pagé et le directeur de la santé publique, Horacio Arruda.

« On est en train de marquer un tournant au Québec, a mentionné la ministre. On l’a déjà fait pour l’alcool, mais là, on est dans une autre thématique, le cannabis, et je pense que ça vaut la peine de prendre le temps. »

À moins d’un an de la légalisation du cannabis, le temps presse pour Québec qui devra gérer plusieurs aspects de la loi si elle est adoptée.

Ces consultations permettront au gouvernement provincial de déterminer ses orientations et son encadrement. Un projet de loi-cadre sera présenté à l’automne.

Les tables rondes organisées pendant la séance ont permis aux participants de soulever plusieurs points importants.

Certains ont suggéré que l’âge minimal pour consommer soit fixé à 21 ans, mais d’autres préfèrent 18 ans, comme l’alcool.

La prévention s’est avérée un élément central dans les discussions. Des participants ont suggéré de consacrer les profits de la vente de cannabis à la prévention et d’ajouter des intervenants dans le milieu scolaire pour mieux informer les jeunes.

L’idée de faire du cannabis un élément de développement régional a aussi été soulevée. La ministre Charlebois a d’ailleurs indiqué que la même chose avait été notée lors de la première séance de consultation, à Rimouski.

Une consultation appréciée

L’exercice a semblé plaire aux citoyens présents.

« Je trouve ça constructif pour aider le gouvernement à mettre en place un système qui fera en sorte qu’on aura, au Québec, une bonne chaîne de distribution d’une substance, qu’on le veuille ou non, qui circule fortement dans nos sociétés », a mentionné l’ex-enseignant Sabin Gaudreault, également président régional du Parti québécois et membre du Bloc québécois.

« C’est important de prendre le pouls de la population, a indiqué un autre participant. Je crois que c’est comme ça qu’on va se ramasser avec des mesures de santé publique qui seront plus en accord avec la volonté du peuple. »

Au total, sept consultations semblables sont organisées au Québec. Trois ont déjà eu lieu.

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