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Écrasement aux Bergeronnes : l’enquête se transporte à Saguenay

Trois jours après l'écrasement d'un hydravion qui a fait six morts aux Bergeronnes, sur la Côte-Nord, les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST) ont poursuivi leur travail à Saguenay, où ils ont rencontré les dirigeants d'Air Saguenay.

Le BST tente toujours d'établir les circonstances de l'accident, qui restent un mystère. Pour l'instant, les enquêteurs écartent l'hypothèse d'un geste volontaire, d'un incendie à bord ou d'une violente turbulence.

Ils n'ont encore aucun indice précis qui permettrait d'expliquer pourquoi l'avion a piqué du nez, une position tout à fait anormale.

L'épave de l'avion sera envoyé au laboratoire du BST pour mener des analyses plus poussées. L'enquêteur Jimmy Cancino tentera de voir, entre autres, si un câble ou une autre pièce des commandes de l'avion s'est brisé.

« On va essayer d'établir la continuité mécanique entre la surface de vol, la commande de vol comme telle jusqu'au pilote, précise-t-il. Pour l'instant, ce que l'on sait c'est que tous les morceaux sont présents. On n'a pas perdu de pièce de commande de vol en vol. »

Les registres d'entretien montrent qu'un générateur de l'avion a été réparé la veille de l'accident, à Baie-Comeau. Toutefois, cette réparation n'est pas un élément pris en compte par les enquêteurs du BST.

Les enquêteurs vont également tenter d'établir la trajectoire de l'appareil à l'aide du GPS de navigation, ainsi que la vitesse de vol. Il faudra environ un an avant que le rapport d'enquête soit rendu public.

Balise de détresse

Plus tôt mercredi, Air Saguenay a révélé que la balise de détresse de l'avion qui s'est écrasé n'a pas fonctionné, dimanche.

Cet instrument doit normalement se déclencher au moment d'un impact. Cette nouvelle information pourrait faire en partie la lumière sur le temps qui s'est écoulé entre le départ du Beaver d'Air Saguenay, à 11 h 15, et la découverte de l'épave à 13 h 40. Le vol ne devait durer que 20 minutes.

« Les nouvelles balises de détresse, ce sont des balises avec un signal satellite. Souvent, après un impact comme il y a eu lors de cet accident-là, la balise a été possiblement détruite, c'est pour ça qu'elle ne s'est pas déclenchée », croit Jean Tremblay d'Air Saguenay.

Constatant que l'avion ne revenait pas dans les temps au lac Long, près de Tadoussac, la compagnie aérienne a mobilisé deux avions pour tenter de localiser le Beaver et a prévenu la base de Trenton des Forces armées canadiennes. Un appel a aussi été fait sur les ondes pour tenter de retrouver l'hydravion.

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