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Écrasement aux Bergeronnes : Stéphan Tremblay s’explique difficilement l’accident

L'ex-député et pilote de brousse Stéphan Tremblay affirme que l'écrasement d'avion survenu aux Bergeronnes, dimanche, est incompréhensible.

En entrevue à l'émission Café, boulot, Dodo, il a expliqué que l'hydravion de type Beaver est l'un des meilleurs appareils de brousse, qu'il est fiable et très puissant.

« On a même ce qu'on appelle un pouvoir de guerre sur cet avion-là, dans le sens que tous les avions, normalement quand on les décolle, on met pleins gaz à 100 %, précise Stéphan Tremblay. Tandis que le Beaver, on n'est pas autorisé à le mettre à 100 % parce que c'est trop et ça endommagerait le moteur. »

« Ce bout de puissance là, quand vous en avez besoin parce que vous êtes sur le bord d'entrer dans le flanc d'une montagne ou pour une autre circonstance, vous l'utilisez, ça vous sort de la misère parce que ça vous donne beaucoup de puissance, et après, vous atterrissez l'avion et vous appelez le mécanicien pour dire de venir changer le moteur parce qu'il a été endommagé par une surpuissance », ajoute le pilote.

Après avoir pris connaissance des premiers éléments d'enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) montrant que l'appareil s'est écrasé à la verticale, M. Tremblay croit qu'un changement météorologique brusque pourrait expliquer l'accident.

Stéphan Tremblay souligne aussi que les vols touristiques sont des vols de routine pour un pilote expérimenté comme Romain Desrosiers.

« Un Beaver, on peut charger 1200 livres de personnes ou de bagages. Ils étaient complètement règlementaires avec le nombre de personnes. Ils allaient faire un petit vol de 20 minutes. Ça, on fait ça avec une chemise et une cravate ce genre de vols là dans la brousse, c'est quasiment des vacances », indique-t-il.

M. Tremblay connaissait bien Romain Desrosiers, un pilote d'expérience pour qui il avait beaucoup de respect. Il attend les conclusions de l'enquête pour savoir ce qui s'est réellement passé.

Prise de conscience

Au Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) du Cégep de Jonquière, l'écrasement survenu aux Bergeronnes, dimanche, fait réfléchir les élèves.

« On sait déjà d'emblée que c'est dangereux, affirme Fabrice Lalime. On se le fait dire avant de rentrer, après, et pendant qu'on rentre. Quand on voit des situations comme ça, ça nous remet à l'ordre au cas où on l'aurait oublié. »

Le directeur du CQFA, Serge Boucher, rappelle que les étudiants en pilotage apprennent à faire l'inspection des appareils après 50 heures de vol et que des mises en situation font partie de la formation pour qu'ils sachent comment réagir en cas d'urgence.

« On les met dans des contextes d'apprentissage où on les expose à prendre des décisions par rapport à la météo ou si on parle de brousse, comment inspecter un lac, comment inspecter une rivière, comment se présenter pour amerrir et redécoller pour les mettre dans un contexte de travail. »

Les étudiants rencontrés sont conscients des dangers auxquels ils s'exposent en pilotant et se sentent prêts à réagir en cas d'urgence.

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