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Élection dans Chicoutimi : dernière ligne droite

Les électeurs de la circonscription de Chicoutimi ont encore trois jours pour faire leur choix dans le cadre de l'élection partielle de lundi visant à remplacer Stéphane Bédard.

Selon un sondage Segma Recherche réalisé pour Le Quotidien et Énergie-Rouge FM, la candidate du Parti québécois (PQ) Mireille Jean a pris une importante avance.

Au Parti québécois, Mireille Jean rencontrait la presse avec les députés Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier. Ces derniers croient que Mireille Jean a une bonne avance et que la circonscription de Chicoutimi va rester péquiste.

Pour sa part, Mireille Jean est d'avis que l'affaire Sam Hamad a fait changer les intentions de vote de gens qui votaient libéral.

« Ce n'est pas à moi à analyser ce qui se passe dans les sondages, dit-elle. Ceci dit, l'histoire de M. Hamad démontre une culture où on peut avoir des soupçons réels sur la culture même du Parti libéral du Québec, et ceux qui sont normalement pour le Parti libéral ou qui hésitaient se disent certainement pas que je vais m'associer à une équipe qui présente ce tableau-là et qui présente cette culture-là. »

Chez les libéraux, Francyne T. Gobeil n'est pas découragée par le sondage. Elle souligne que les règles de financement ont changé.

« Je continue de faire du terrain, je vais continuer de travailler jusqu'à dimanche soir, assure Mme Gobeil. À part ça, si on veut avoir des gens honnêtes à l'Assemblée nationale, il faut élire des députés qui sont honnêtes et intègres. Moi, ça fait 16 ans que je suis en politique municipale et mon honnêteté et mon intégrité, doutez-en même pas. »

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, affirme aussi qu'une élection partielle n'est jamais facile.

« Quand même qu'on dirait que ce n'est pas difficile, une campagne électorale, c'est toujours difficile parce que tout ce qui se passe à travers la province de Québec, ça revient hanter le comté, reconnaît M. Simard. Que ce soit le parti que ça voudra, c'est comme ça que ça fonctionne. Et à partir de là, il faut vivre avec ça quand on veut s'envoyer en politique, quand on veut représenter les gens. »

Pour sa part, la candidate de la Coalition avenir Québec, Hélène Girard, ne se formalise pas du sondage qui la place troisième dans les intentions de vote pour l'élection de lundi.

Mme Girard a davantage réagi aux statistiques mensuelles de chômage qui font état de 1000 emplois perdus en mars.

« J'ai mal à ma région ce matin, affirme Hélène Girard. Le Parti libéral se dit le parti de l'économie. Excusez-moi d'avoir envie de rire, mais ça n'a aucun sens, c'est carrément inacceptable. »

Enfin, le candidat de Québec solidaire Pierre Dostie entend consacrer les derniers jours de la campagne à gagner de nouveaux appuis, même si le sondage lui donne moins de 10 % des intentions de vote lundi.

« Nous remarquons que les libéraux ne semblent avoir aucune chance de prendre le pouvoir. Quant à nous, il reste trois jours de campagne intensive et on va faire en sorte de possiblement créer une surprise. »

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