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Élection dans Chicoutimi : des femmes sous les projecteurs

Pour la première fois dans l'histoire de la circonscription de Chicoutimi, une majorité de femmes se présentent comme candidates aux élections. Sur six candidats, quatre femmes prennent part à la course pour occuper le poste laissé vacant par l'ancien chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard.

Un texte de Jessica Blackburn

La libérale Francyne T. Gobeil voit d'un bon œil cette représentation féminine dans l'élection partielle. « Je pense qu'à Chicoutimi, on est des gens fiers et les quatre femmes, je pense qu'on a décidé d'y aller et on montre l'exemple. On donne l'exemple. C'est possible d'y aller », souligne-t-elle.

La candidate d'Option nationale, Catherine Bouchard-Tremblay, applaudit pour sa part au fait que les femmes semblent toutes avoir déposé leur candidature sans y être forcées. « J'ai l'impression que ça s'est fait de façon naturelle, dit-elle. Ça ne s'est pas fait parce qu'on a pris des mesures pour, mais parce que les femmes ont quelque chose à dire et qu'elles ont voulu le dire. »

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) est content de voir qu'un vent nouveau souffle sur la politique. Toutefois beaucoup de chemin reste à faire.

Selon une étude réalisée en 2014 par le DGEQ, la représentation des femmes à l'Assemblée nationale a augmenté de seulement 2,4 % au cours des 10 dernières années. Pour l'organisme, ce n'est pas suffisant puisque la zone de parité est encore loin.

« L'étude au sujet des femmes en politique démontre que les efforts doivent être consentis à l'étape où les femmes décident de se lancer en politique, explique la porte-parole du DGEQ, Alexandra Reny. On encourage les différents partis politiques, par exemple par le biais d'un plan d'action, à revoir leur méthode de recrutement. Je vous donne un exemple concret, il faudrait peut-être sortir des milieux plus traditionnels pour faire la recherche de candidats et aller voir les femmes où elles sont, c'est-à-dire dans le milieu communautaire par exemple. »

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La candidate pour le Parti québécois, Mireille Jean, n'en est pas à sa première participation à une campagne électorale, puisqu'elle a déjà affronté Jean Tremblay à la mairie de Saguenay. Elle estime que les femmes ont beaucoup à offrir.

« Ce que ça peut apporter, c'est peut-être une nouvelle façon de faire de la politique et aussi certainement, une nouvelle façon gérer les fonds publics, gérer la politique et aussi de proposer des politiques qui pourraient être différentes de celles qui sont proposées jusqu'à maintenant », croit Mme Jean.


Puisque les yeux seront rivés sur les élections dans Chicoutimi le 11 avril, Hélène Girard de la Coalition avenir Québec (CAQ) espère que cette visibilité incitera d'autres femmes à s'intéresser à la politique. « Ce phénomène-là si ça peut inciter les femmes à s'impliquer que ce soit en politique municipale, fédérale ou provinciale, si ça peut inciter les femmes à aller voter aussi parce qu'on est tricotée serrée la plupart du temps, je trouve que c'est une excellente nouvelle. »

Portraits de candidates

Francyne T.Gobeil est originaire de Chicoutimi. La candidate libérale est administratrice du programme d'aide aux organismes à la Ville de Saguenay. Elle a aussi été copropriétaire d'une ferme laitière. Francyne T. Gobeil a été attachée puis chef de cabinet pour le maire de Saguenay, Jean Tremblay.

Hélène Girard gravite dans le domaine des communications depuis une trentaine d'années. Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle a travaillé comme animatrice à la radio. Elle occupe aujourd'hui un poste de conseillère publicitaire. La candidate de la Coalition avenir Québec est aussi impliquée dans le domaine communautaire, entre autres, comme marraine de la Marche de l'espoir pour la recherche sur la sclérose en plaques.

Catherine Bouchard-Tremblay est étudiante en psychologie à l'Université du Québec à Chicoutimi. Elle a porté les couleurs d'Option nationale en 2012. La jeune femme a travaillé comme accompagnatrice auprès de personnes souffrant d'Alzheimer. Elle a aussi fait deux stages de coopération internationale.

Mireille Jean est diplômée de l'Université Laval. La femme d'affaires est cofondatrice de TRIONIQ, une entreprise manufacturière qui œuvre depuis plus de 25 ans dans la haute technologie. Elle profite de son expérience dans le milieu des affaires pour transmettre ses connaissances aux PME. Mireille Jean est aussi à la direction du Réseau Photonique du Québec. Elle s'était fait connaître lors des élections à la mairie de Saguenay en 2005.

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