Depuis quelques années, les cégeps de la région repêchent des joueurs de football en France pour pallier leur manque d'effectifs. Cette année encore, les Cougars du Cégep de Chicoutimi alignent quelques joueurs venus d'outre-mer, ainsi qu'un entraîneur, Quentin Schiano, qui est venu ici pour apprendre.

Un texte de Jean-François Coulombe

Comme tous les jeunes Français, Quentin Schiano a joué au soccer dans la cour d'école, mais il préfère de loin le ballon ovale au ballon rond.

« Le soccer, ce n'était pas un sport qui m'attirait, raconte-t-il. J'avais besoin de plus de défi sur le plan physique, de plus de contact. J'ai rencontré un ami qui était américain et qui m'a fait découvrir ce sport. »

Quentin a tout de suite craqué pour ce sport atypique, encore méconnu en France. Coup de chance, un club de football américain évolue dans sa région natale de Bordeaux. Il y jouera pendant dix ans, avant de remiser ses crampons pour se consacrer à la fonction d'entraîneur.

Quentin Schiano est aujourd'hui responsable d'un programme sport-études de football américain en France. Avec les Cougars du Cégep de Chicoutimi, il dirige les secondeurs, en plus de décortiquer les séquences vidéo avec l'entraîneur-chef Nicolas Menachi.

« C'est quelqu'un qui est très, très cérébral. Il décortique le jeu, il veut aller plus loin », ajoute l'entraîneur-chef des Cougars.

Un sport stratégique

L'aspect stratégique du football américain est l'une des raisons pour lesquelles Quentin préfère ce sport au rugby, pourtant beaucoup plus populaire auprès des Français.

« J'aime le foot parce qu'en tant qu'entraîneur, on est très décisionnaire de ce qui se passe sur le terrain et puis c'est un sport qui peut se pratiquer en équipe, mais en même temps, qui peut être très individuel », explique M. Schiano.

Ici pour apprendre

Le football américain se développe tranquillement en France, mais c'est un sport encore tout jeune. La fédération française de football a 30 ans à peine et le niveau de jeu n'est en rien comparable avec celui qu'on retrouve sur le continent nord-américain.

Son expérience avec les Cougars du Cégep de Chicoutimi devrait faire de Quentin Schiano un meilleur entraîneur à son retour au bercail à la fin de la saison collégiale, en novembre.

« C'est un plus, c'est une valeur ajoutée pour moi, souligne l'entraîneur adjoint des Cougars. Quand je reviens en France, je pense que je me bonifie et du coup, je crois aider à faire progresser le sport-études où je travaille. »

Il aimerait maintenant pousser l'expérience plus loin et faire un stage avec une équipe universitaire. En attendant, il continuera de contribuer au développement de ce sport américain en sol européen.

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