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Facture salée pour le CIUSSS en raison de la grève des ambulanciers

Alors qu'une entente de principe est survenue la semaine dernière pour une partie des ambulanciers en grève dans la région, le conflit de travail se poursuit pour la grande majorité des autres. La facture est salée pour le réseau de la santé.

La grève de 170 ambulanciers des entreprises SLN, Médilac et Médinor dans les arrondissements de Chicoutimi et de La Baie, de même qu’à Alma, Roberval, Normandin et L’Anse-Saint-Jean dure depuis le 14 février.

« Malgré la grève, les ambulanciers vont répondre à l'appel, vont se déplacer, vont venir prendre en charge l'usager, vont le reconduire à l'hôpital si c'est le besoin. Pour l'usager, finalement, on ne verra pas de différence », explique la porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Joëlle Savard.

Facture

Or, certains moyens de pression provoquent des coûts importants pour le CIUSSS.

Les ambulanciers n'acceptent plus de remplir certains documents et ils refusent de ramener les infirmières qui accompagnent des patients lors d'un transfert vers d'autres hôpitaux, principalement à Québec. Résultat : certaines infirmières refusent carrément de faire ces voyages et la facture pour raccompagner celles qui se rendent à l’extérieur grimpe à 27 000 $ pour le CIUSSS. Les infirmières doivent revenir en taxi ou en transport en commun.

La CSN rappelle que cette grève touche 3500 ambulanciers dans la province, incluant le service d’Urgence Santé à Montréal.

Encore cette semaine, des négociations sont en cours à Québec pour obtenir la parité salariale avec le secteur public et réduire la surcharge de travail.

« Nous autre, on veut toujours avoir la parité avec tout ce qui s'est fait dans le réseau et tout ce qui va se donner ailleurs au Québec, explique Martin Harvey, le président du Syndicat des paramédics Saguenay-Lac-Saint-Jean-Nord (FSSS-CSN). On espère régler rapidement, mais par contre, on est prêt à poursuivre jusqu'à ce qu’on ait tous la même affaire. »

Les propriétaires d'ambulances dans la région dont les employés sont toujours en grève ne signalent aucune infraction à la Loi des services essentiels. Ils refusent toutefois d'accorder des entrevues. Leur regroupement provincial, la Corporation des services d'ambulances du Québec, est mandaté pour négocier en leurs noms.

D'après le reportage de Gilles Munger

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