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Famille d'accueil : une vocation pour Thérèse Soucy et Alain Boivin

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte 274 familles d'accueil. Parmi elles, l'une se démarque depuis maintenant 38 ans. Thérèse Soucy et Alain Boivin ont aidé quelque 600 jeunes depuis qu'ils ont décidé d'ouvrir les portes de leur maison.

« Moi j'ai été pris en adoption par mes parents à l'âge de deux mois. Je me suis dit que ce que j'avais eu, je devrais le redonner aux autres », raconte Alain Boivin.

Lui et sa conjointe ont fait de nombreux efforts pour permettre aux jeunes qu'ils ont accueillis de reprendre leur vie en main, plusieurs devant composer avec un lourd passé familial.

« C'est le fun de voir l'avancement que ces jeunes ont eu et qu'ils ont pu casser le chaînon pour pouvoir s'en sortir parce qu'ils ont dû mettre des efforts en double et je dirais en triple pour se reprendre en main et pouvoir fonctionner dans la réalité d'aujourd'hui », affirme Thérèse Soucy.

Jeunes reconnaissants

Keven Girard a vécu un moment chez Thérèse Soucy et Alain Boivin. Il assure que le couple a fait toute la différence dans sa vie.

« J'avais un parcours difficile en famille d'accueil au début. Si je n'avais pas eu Thérèse pour me rescaper à la fin, je en sais pas si j'aurais autant confiance en moi. »

Gina Essiambre abonde dans le même sens. Elle a eu une enfance complexe et sa famille d'accueil lui a permis de rester dans le droit chemin.

« Je ne savais pas c'était quoi des parents. Moi il n'y a jamais personne qui m'a dit ''je t'aime''. Thérèse et Alain ne m'ont jamais dit ''je t'aime'', mais ils l'ont prouvé de mille façons, dans leur comportement, dans les soins qu'ils me donnaient. »

Familles recherchées

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a déjà compté 450 familles d'accueil, mais aujourd'hui, leur nombre de cesse de diminuer.

Selon la présidente de l'Association démocratique des ressources à l'enfance du Québec, Christiane Cloutier, la complexité des cas pourrait expliquer cette baisse.

« Les cas sont plus lourds. Plus ça va, plus on a de la santé mentale dans nos ressources. Les centres jeunesse nous demandent plus à faire avec les jeunes qu'on a dans nos ressources. Il faut suivre des formations et il faut avoir du support pour ces jeunes-là. »

Malgré les difficultés, Thérèse Soucy et Alain Boivin promettent de poursuivre encore longtemps leur travail auprès des jeunes.

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