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Fermeture de la cartonnerie de Jonquière : Philippe Couillard n’ira pas à Atlanta

Le premier ministre Philippe Couillard refuse finalement de se rendre à Atlanta pour rencontrer les dirigeants de Graphic Packaging à la suite de l'annonce de la fermeture de la cartonnerie de l'arrondissement de Jonquière, le 13 juillet dernier.

La semaine dernière, les députés Sylvain Gaudreault et Claude Patry, le président du syndicat de l'usine René Gélinas et le conseiller municipal Jonathan Tremblay lui avait demandé de se joindre à une délégation pour rencontrer la direction de l'entreprise aux États-Unis.

Ils souhaitent avoir davantage d'explications sur la fermeture de la cartonnerie de Jonquière, qui fait perdre le gagne-pain de 140 travailleurs.

Le premier ministre Philippe Couillard s'est déjà entretenu avec le président de la compagnie, et celui-ci n'aurait montré aucune ouverture.

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, défend la décision du premier ministre de ne pas se rendre à Atlanta, indiquant que les travailleurs ne sont pas abandonnés pour autant. Il affirme que des délégations du genre ont rarement du succès.

« On a eu la preuve dans d'autres usines qui étaient très technologiques, rappelle-t-il. Novelis pour ne pas la nommer, on est allés les rencontrer, on a fait des démarches de façon importante et ça a donné quoi? Absolument rien. »

La décision du député de Roberval déçoit Sylvain Gaudreault. « Je l'invite à intégrer ce qu'on pourrait appeler un comité de suivi pour voir les prochaines actions à mener, affirme M. Gaudreault. Moi, j'espère que ce sera le comité de suivi qui décidera en temps et lieu si finalement ça ne vaut pas la peine d'entreprendre d'autres types d'actions auprès des dirigeants de la compagnie et non pas qu'on apprenne par une lettre que le premier ministre avait parlé au président-directeur général. Comment ça se fait que l'annonce de la fermeture de l'usine a été faite le 13 juillet et qu'on apprenne hier qu'ils se sont parlé? »

Le député de Jonquière affirme qu'il faut cesser de travailler en vase clos dans ce dossier pour faire avancer la cause des travailleurs.

Quoi qu'il en soit, les syndiqués de la cartonnerie de Jonquière ne baissent pas les bras. « La première démarche c'est de monter un plan de travail, souligne le président du syndicat, René Gélinas. Monter un plan d'affaires qui serait raisonnable et qui pourrait convaincre Graphic de dire oui, il y a encore quelque chose à faire avec l'usine si vous avez un acheteur, si vous voulez l'acquérir, si vous voulez l'avoir pour vous autres, peu importe. On ne ferme les portes à rien. »

Les travailleurs veulent éviter qu'une fermeture comme celle qu'ils ont vécue survienne à nouveau. « C'est sûr qu'au niveau politique, il va falloir se battre, il va falloir sensibiliser la population avec tous les syndicats et dire qu'on les change ces lois-là, on est écœuré de perdre nos jobs parce qu'on est acheté par l'étranger et qu'ils ramènent toute la production chez eux. Il va falloir que ça cesse un moment donné », explique M. Gélinas.

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