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Feu vert à un recours collectif contre l'ex-prêtre pédophile Paul-André Harvey

Les victimes de l'ex-prêtre Paul-André Harvey viennent de franchir un pas de plus dans le but d'obtenir réparation pour les sévices qu'elles ont vécus. La Cour supérieure du Québec autorise leur demande de recours collectif.

L'abbé Harvey a plaidé coupable d'attentat à la pudeur et de grossière indécence sur 39 victimes entre 1963 et 1987. Il a été condamné à six ans de prison en septembre dernier.

Un mois plus tard, les victimes avaient entamé des démarches pour lancer un recours collectif.

L'une des victimes, Suzanne Tremblay, est agréablement surprise de la décision de la Cour supérieure. Elle a décidé de sortir de l'ombre pour dénoncer les sévices de Paul-André Harvey. La Corpopration épiscopale romaine de Chicoutimi, qui est aussi visée par le recours collectif, n'a pas contesté la requête des victimes.

« J'ai été surprise, mais je sens quand même qu'ils [les représentants du Diocèse de Chicoutimi] ont quand même une certaine empathie face à ce qu'on a vécu », confie-t-elle.

Elle se réjouit maintenant de l'acceptation du recours collectif. Les victimes réclament 175 000 $ chacune à Paul-André Harvey, ainsi qu'à la Corpopration éepiscopale romaine de Chicoutimi pour avoir fermé les yeux à l'époque.

L'avocate de la Corporation épiscopale catholique romaine de Chicoutimi, Estelle Tremblay, souligne que l'institution religieuse espère que les procédures avancent rondement.

« Les gens ont assez attendu, à mon point de vue et au point de vue de l'évêque aussi, indique Me Tremblay. C'était notre vœu de trouver une solution et c'est encore ce que l'on veut. »

D'autres victimes

L'avocat au dossier, Philippe Trudel, s'attend à ce que plusieurs victimes demeurées silencieuses jusqu'à maintenant se manifestent en cours de procédures. « Il y a une cinquantaine de personnes qui se sont fait connaître jusqu'à maintenant, précise Me Trudel. Dans ce type de dossier là, ce n'est pas toujours tout le monde qui se manifeste au début de la procédure pour des raisons d'anonymat, mais par expérience, on peut estimer que pour chaque personne qui se fait connaître, il y en a deux qui restent dans l'ombre pour un certain temps. »

Ces victimes pourraient cette fois faire partie du recours collectif.

Une page Facebook sera bientôt lancée pour interpeller le plus de victimes possible.

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