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François Tremblay et sa conjointe portés par un élan de générosité

Trois semaines après le tragique incendie de la maison familiale de François Tremblay qui a emporté le père du conseiller de Saguenay, la famille est émue par l'élan de générosité qu'elle reçoit de la population.

Denis J. Tremblay vivait depuis une dizaine d'années dans la même maison que son fils François, sa conjointe Lorena Fortier et leurs deux filles.

La famille a reçu un soutien inestimable après l'incendie, à commencer par des vêtements et de la nourriture. On leur a même offert un logis.

« Ç'a vraiment été un élan qui nous a presque dépassés, raconte François Tremblay. On sait bien qu'on est engagé, mais la tu réalises que ton engagement te revient via la sympathie de la communauté d'ici, de La Baie, les gens de la Baie ont toujours été solidaires, chaleureux, mais ça venait de Chicoutimi, Jonquière, Montréal, Québec. »

« Ça m'a aidée à avancer, ajoute Lorena Fortier. Ça m'a donné la force d'affronter le lendemain parce que le lendemain, il arrive vite! Il arrive de bonne heure et il y a des priorités. Tu ne pouvais pas te laisser abattre pour plein de raisons, les enfants, François. Pour toi aussi. Tu ne peux pas. »

La vie de famille et la routine reprennent lentement leurs cours. Les deux filles ont recommencé l'école.

Le conseiller de Saguenay et président de l'arrondissement de La Baie a encore de la difficulté à réaliser ce qui s'est passé dans la nuit du 8 mars.

« Le décès de mon père dans cette histoire-là. Moi j'ai tenté de l'atteindre à la pièce au deuxième étage à deux reprises, se souvient François Tremblay. Et dans mon calcul, dans les fractions de seconde dont je disposais pour le calculer, ça m'a dit non. Ça m'a dit non parce que je ne revoyais pas Lorena et que je ne revoyais pas mes filles non plus. »

François Tremblay et sa famille font tranquillement leur deuil. Il souhaite prendre encore du temps avec sa famille, mais aimerait reprendre ses activités de conseiller municipal en mai.

Il songe aussi à reconstruire sa maison sur le chemin de la Batture pour s'y créer de nouveaux souvenirs. « Il nous reste la mémoire de mon père, la mémoire de nos valeurs. Et, c'est là-dessus qu'on veut reconstruire », conclut M. Tremblay.

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