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Galahad : une seconde chance pour les chevaux

Le cheval, un athlète à quatre pattes qui trime dur pour satisfaire son cavalier. Mais quand l'âge ou les problèmes de santé rattrapent l'animal, que peut-on faire avec lui et avec tous les autres chevaux négligés saisis par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)? L'organisme Galahad propose une solution pour donner une seconde chance à ces chevaux qui risqueraient autrement la mort.

Un texte de Mireille Chayer

Depuis sa création il y a huit ans, Galahad a développé un vaste réseau panquébécois de refuges qui sont en mesure de garder ces animaux souvent rendus au bout de leur vie utile. Les chevaux sont gratuits, mais les adoptants doivent démontrer que leurs installations répondent à tous les besoins des équidés. Ils signent également un contrat qui les empêche de vendre le cheval adopté ou de le faire euthanasier sans en informer Galahad.

Au fil des ans, l'organisme s'est forgé une crédibilité. Certaines SPCA et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) collaborent maintenant avec Galahad.

« Dans les cas de négligence ou de cruauté envers les animaux, le MAPAQ, quand il saisit les chevaux, il les place dans nos refuges le temps de la saisie, le temps de la libération de la saisie et nous, ensuite, on leur trouve une famille d'adoption », explique la fondatrice et directrice de Galahad, Chamie Angie Cadorette.

Des refuges au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Comme dans plusieurs autres régions, quelques personnes sont accréditées au Saguenay-Lac-Saint-Jean et peuvent donc adopter des chevaux provenant de Galahad. C'est le cas de Josée Bouchard, dont l'écurie est située à Saguenay.

Il y a environ trois ans, elle a entendu parler de l'organisme. Elle s'est laissé convaincre par sa fille d'adopter Black Jack, un cheval percheron saisi par la SPCA de Montréal. La bête s'était effondrée en pleine rue, épuisée. Le cheval tirait alors une calèche dans le Vieux-Montréal. Son ancien propriétaire l'attelait pendant des heures et des heures.


« La SPCA est arrivée et lui, il était encore couché. Puis ça a pris au moins quatre heures avant de réussir à relever Black Jack. Une fois qu'il a été relevé, bien c'est sûr qu'ils l'ont embarqué dans le trailer puis qu'ils l'ont amené. Ils l'ont enlevé à son propriétaire », raconte Josée Bouchard.


Elle a contacté Galahad pour l'adoption. Un agent est venu inspecter son écurie, ses enclos et ses abris. On s'est également assuré qu'elle connaissait bien les besoins des chevaux.

Comblée par son expérience avec Black Jack, Josée Bouchard s'est laissée tenter par un deuxième cheval. À 25 ans, Yula savoure une retraite bien méritée. Vu son âge et son arthrite, la jument n'arrivait plus à faire d'aussi longues randonnées qu'avant. Incapable de la faire euthanasier, son ancienne propriétaire l'a mise en adoption chez Galahad. La jument travaille maintenant avec modération. Elle passe le plus clair de son temps au champ, avec ses congénères.

« C'est une super de bonne jument. C'est ma jument à moi. Je la monte. Je pourrais faire monter un enfant de trois ans dessus et il n'y aurait aucun problème. Elle est vraiment, vraiment, vraiment gentille. »

Des chevaux comme Yula et Black Jack, il y en a des tonnes au Québec. Galahad arrive à en replacer une centaine chaque année. Actuellement, il y en a une vingtaine offerts sur la page web de l'organisme. Chose certaine, ceux de Josée Bouchard ont trouvé une famille pour la vie.

« Jamais, jamais, jamais qu'on les vendra! Ils vont toujours demeurer chez nous, ça, c'est définitif! » affirme-t-elle.

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