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Gestion de l’offre : des centaines d’agriculteurs manifestent à Roberval

Quelque 300 producteurs agricoles de toutes les régions du Québec, touchés par le système de gestion de l'offre, se sont donné rendez-vous devant le bureau de Denis Lebel, à Roberval, pour réclamer le maintien du régime.

Les agriculteurs veulent demander au lieutenant politique de Stephen Harper au Québec de ne pas toucher au système de gestion de l'offre, que le gouvernement fédéral s'était engagé à conserver.

Les manifestants déplorent que le système soit de nouveau remis en question dans le cadre des négociations du Partenariat transpacifique.

Les négociateurs en chef de 12 pays, dont l'Australie, les États-Unis, le Japon et le Mexique, terminent aujourd'hui une nouvelle ronde de négociations. Les ministres du Commerce se réuniront ensuite à Hawaï pour tenter de finaliser l'entente.

Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, estime que plusieurs milliers d'emplois seraient perdus si le régime était abandonné. « On peut facilement penser que plus de la moitié de la production agricole soumise à ce régime-là au Canada serait perdue avec les emplois en transformation et autres. Il y a 92 000 emplois au Québec qui dépendent des secteurs de la gestion de l'offre », dit-il.

Denis Lebel s'est adressé aux agriculteurs lors de la manifestation pour leur dire qu'il est avec eux et qu'il entend leur message. Toutefois, il n'a pas été en mesure de leur promettre que le système de gestion de l'offre sera maintenu intégralement.

« Vous voulez entendre le mot intégral, je peux vous dire que mon support va être intégral jusqu'à la fin, a assuré M. Lebel. Le résultat de la négociation, je ne suis pas capable de vous le promettre. Il n'y a pas un parti qui va promettre une chose qu'il n'est pas capable de livrer. Mais soyez certains, certains que votre message va être porté aujourd'hui. »

Déception

Plusieurs agriculteurs, dont le premier vice-président de l'UPA, Pierre Lemieux, sont repartis déçus de la manifestation. « Moi vous ne me ferez pas croire que M. Lebel ne sait rien, dit M. Lemieux. Moi je pense qu'il aurait pu aller un petit peu plus loin. »

Les représentants de l'UPA ont laissé planer la menace d'un vote anti-conservateur lors du scrutin fédéral de cet automne si le gouvernement Harper ouvre encore davantage le marché agricole du Québec aux pays exportateurs de l'Asie.

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