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Gorille abattu : le zoo de Saint-Félicien approuve les méthodes de Cincinnati

La biologiste Christine Gagnon, du zoo de Saint-Félicien, juge que l'équipe du zoo de Cincinnati n'avait pas le choix d'abattre le gorille qui avait saisi un enfant tombé dans son enclos.

Un texte de Vicky Boutin

Les images troublantes du garçon de quatre ans ont fait le tour du monde depuis samedi. L'imposante bête a tourné autour du petit une dizaine de minutes avant d'être tuée par des employés.

Devant les critiques, la direction du zoo a mentionné qu'un tranquillisant n'aurait pas été une meilleure solution puisque le résultat aurait tardé à se faire sentir. Le gorille était déjà agité.

En entrevue à L'heure de pointe, la directrice à la conservation, à la recherche et à l'éducation au zoo de Saint-Félicien, Christine Gagnon, a approuvé les explications de ses collègues de Cincinnati.

Bien que la situation fût tragique à ses yeux, Mme Gagnon affirme que les employés n'avaient pas le choix d'agir de la sorte. Elle mentionne qu'un animal d'une telle force aurait pu tuer l'enfant en un instant.

Diminuer les risques

La biologiste rappelle que « dans la vie, le risque zéro n'existe pas ». Elle indique qu'au zoo de Saint-Félicien, le plan de mesures d'urgence est un document de 115 pages. Il contient toute sorte de méthodes permettant de pallier les imprévus. Elle donne l'exemple d'extincteur de fumée ou d'armes à feu qui peuvent être utilisés par les gardiens en cas de force majeure.

Le zoo a d'ailleurs dû abattre un tigre dans le passé parce qu'il s'était enfui de son enclos. Un employé a également été attaqué et blessé gravement par un autre tigre en 2013.

Mme Gagnon affirme qu'il n'y avait pas eu d'hésitation à l'époque. « Ça fait partie des mesures qu'on a dû prendre pour protéger le public. »

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