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Graphic Packaging : le syndicat refuse de jeter l'éponge

Le syndicat de la cartonnerie de Jonquière veut poursuivre la bataille, même si Québec estime que cette usine fermée à la mi-juillet ne pourra jamais rouvrir.

Le président du syndicat, René Gélinas, comprend mal que le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, arrive à une telle conclusion après une rencontre, mardi à Montréal, avec la direction de Graphic Packaging.

Il se demande si le gouvernement de Philippe Couillard n'a pas sacrifié Jonquière pour sauver une autre usine, située dans une circonscription libérale.


« Le premier sentiment, c'est qu'ils ont sacrifié Jonquière pour garder East Angus ouverte. Ce sont des hommes d'affaires, ça fait que ce qui s'est tramé en arrière de tout ça, effectivement, ça ressemble à ça », soutient René Gélinas.


Le ministre Jacques Daoust s'en défend. Il rappelle que Philippe Couillard a lui-même parlé au président de Graphic Packaging et que c'est l'entreprise qui refuse catégoriquement toute tentative de relance à Jonquière.

« On sait dans la pratique d'affaires des Américains que quand c'est non, c'est fini, affirme le ministre. Alors je trouve ça épouvantable pour Jonquière et je trouve épouvantable qu'on me reproche d'avoir essayé de la sauver. »

À Atlanta, la porte-parole de Graphic Packaging soutient que le choix de miser sur East Angus est une décision d'affaires qui n'a rien de politique. L'entreprise confirme qu'elle n'a pas l'intention de vendre les installations de Jonquière.

Malgré totu, le syndicat de la cartonnerie assure que le comité de relance a déjà des investisseurs intéressés à racheter l'ancienne cartonnerie. Les représentants syndicaux doivent rencontrer des fonctionnaires du ministre Jacques Daoust la semaine prochaine pour leur présenter un plan de relance concret.

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