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Herpèsvirus équin : le pire est évité dans une écurie de Saint-Bruno

Les chevaux de l'écurie Cheval du vent de Saint-Bruno reviennent de loin. Ils ont dû être mis en quarantaine pendant quelques semaines en raison d'une éclosion d'herpèsvirus équin, une maladie grave et potentiellement mortelle.

Les premiers symptômes s'apparentent à ceux de la grippe. « Les chevaux avaient des écoulements nasaux, ils avaient de la toux, des pics de fièvre, les pattes d'en arrière enflaient », explique la vétérinaire Christine Fortin qui a été appelée à intervenir pour traiter les bêtes.

La majorité des quelque 25 chevaux ont bien répondu aux traitements d'usage, mais six d'entre eux ont développé une forme plus sévère de la maladie. Un cheval a dû être transféré d'urgence à l'hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe, où il est finalement mort.

Traitement

Le traitement de l'herpèsvirus équin est complexe. La vétérinaire Christine Fortin a fait des recherches sur le web, en collaboration avec la pharmacienne de l'hôpital de Dolbeau-Mistassini, pour tenter de trouver un traitement efficace.

Le centre hospitalier d'Alma a fourni des antiviraux et du matériel médical, qui n'étaient pas disponibles dans les hôpitaux vétérinaires, pour soigner les animaux

« Je ne sais pas si c'est parce qu'on est une petite région que les gens sont solidaires, mais ça a été vraiment exceptionnel. Sans eux on n'aurait jamais pu sauver ces animaux-là », soutient Christine Fortin.

Quarantaine

Les propriétaires de chevaux ont accepté de mettre leur écurie en quarantaine. Les cours et les activités ont tous été suspendus.

Des mesures de biosécurité ont aussi été implantées pour éviter la propagation du virus. Les propriétaires de chevaux ont tous mis la main à la pâte.

« Tout le monde nous a aidés à faire le lavage entier de toute l'écurie. Toutes les parties de l'écurie ont été nettoyées, frottées... Les gens se relayaient à tour de rôle », explique la copropriétaire de l'écurie et entraîneuse, Émilie Fortin.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) tient actuellement une enquête pour déterminer la source du virus.

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