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Histoire d’une renaissance : la scierie de Petit-Saguenay

Les bonnes nouvelles sont rares ces temps-ci dans le domaine de l'industrie forestière. Il y en a pourtant : voici celles de la scierie de Petit-Saguenay.

L’usine a connu plus que son lot de problèmes au fil des ans. « Pour nous, depuis 20 ans, ça a été ouvre, ferme, ouvre, ferme », rappelle la mairesse du village, Ginette Côté.

C’est pourquoi lorsque la scierie Dion de Saint-Raymond-de-Portneuf a fait part de son intérêt pour les installations, où la production était arrêtée depuis le printemps 2014 à la suite des déboires financiers de la coopérative de solidarité Valoribois, un vent d’espoir a soufflé sur la communauté.

Aujourd’hui, non seulement la scierie produit-elle des planches de tremble qui serviront à la fabrication de palettes de bois pour le transport de marchandises, mais en plus, de nouvelles embauches sont annoncées pour le démarrage d’une deuxième ligne de production. Trois nouveaux travailleurs qui vont s’ajouter à la vingtaine déjà en poste.

L’avantage de la scierie, c’est que sa production est destinée à un seul client, Fabrication PFL de Lévis, copropriétaire des installations et fabricant de palettes de bois. L’usine n’est donc pas soumise à l’accord canado-américain sur le bois d’œuvre, actuellement contesté par les producteurs américains.

De plus, l’usine a subi d’importantes transformations qui lui permettent une meilleure rentabilité.

« On a changé la recette par rapport à ce qui était avant », souligne le président de la scierie de Petit-Saguenay, Frédéric Laliberté. De plus, la formule de gestion en copropriété permet de profiter de l’expertise et du réseau de contacts de chacun.

Les dirigeants espèrent maintenant une réponse favorable de Québec à leur demande de nouveaux approvisionnements en feuillus, ce qui permettrait d’augmenter encore la production et d’assurer un fonctionnement à long terme.

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