Retour

Huit députés français viennent observer le modèle du CREPAS

Une délégation de huit députés membres de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale française est en visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour voir le fonctionnement du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CREPAS).

Ils sont invités par le député de Lac-Saint-Jean et candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier.

Le président de la délégation, Patrick Bloche, souligne que le CREPAS est connu en France. Il dit avoir fait le plein d'idées pour lutter contre le décrochage scolaire.

« Nous étions très curieux de pouvoir venir ici pour voir effectivement la manière dont on lutte contre le décrochage scolaire, la manière dont on assure ce qu'on appelle la persévérance scolaire. C'est le problème numéro un en France », affirme M. Bloche.

« Le fait qu'il y ait une prise de conscience du milieu et pas juste du réseau scolaire, c'est ça la différence québécoise ou la différence du Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est que ça transcende l'école », ajoute le député de Lac-Saint-Jean.

Le fondateur du CREPAS, Michel Perron, croit aussi que la France peut s'inspirer du modèle québécois. « Dans le contexte où beaucoup de jeunes Français ont de la difficulté à entrer sur le marché du travail, la question du décrochage scolaire prend une acuité additionnelle, dit-il. Au Québec, on a des taux de chômage moindres chez les jeunes. La question du décrochage demeure quand même importante. Rappelez-vous qu'on s'est donné une cible dans la région d'être la première région à atteindre le taux de 80 % de diplomation. On en est actuellement à 79,1 % au Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

Appui à Alexandre Cloutier

Par ailleurs, le député socialiste français Patrick Bloche accorde son appui à Alexandre Cloutier dans la course à la direction du Parti québécois. Les deux élus sont des amis politiques depuis l'élection d'Alexandre Cloutier.

« Je lui apporte mon total soutien, indique M. Bloche. Je ne peux pas voter pour lui puisque je ne suis pas adhérant du Parti québécois, je suis adhérant du Parti socialiste en France, mais je connais Alexandre depuis une dizaine d'années, depuis qu'il a été élu député en 2007 et nous nous voyons régulièrement. »

Plus d'articles

Commentaires