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Immeuble incendié : les conditions de vie de locataires décriées

L'état d'un édifice incendié en novembre dernier à Chicoutimi est une fois de plus dénoncé.

Le collectif anarchiste Emma Goldman a installé une bannière devant l'immeuble situé au centre-ville de Chicoutimi pour interpeller le propriétaire.

Les militants avaient inscrit le message : "Jean-Guy occupe-toi de ton taudis". L'affiche a été aussitôt retirée par le propriétaire.

Le 2 novembre dernier, un feu s’est déclaré au dernier étage de l’immeuble faisant un mort. Depuis les événements, trois personnes vivent toujours à cet endroit.

Le bâtiment n’a pas été rénové puisque les assurances du propriétaire refusent de payer.

« Je ne peux rien faire. Je suis barré là. Ça a passé au feu. Le quatrième étage, c’est tout brûlé, c’est tout fini, mais ce n’est pas de ma faute moi. Les autres habitent en bas, c’est moins pire, c’est peinturé, c’est bien propre, c’est bien correct. Je ne te dis pas que c’est le Château Frontenac, mais c’est habitable », explique Jean-Guy Caron.

Le propriétaire a embauché un avocat. Impossible pour lui de rénover ou de démolir avant que tout soit réglé devant les tribunaux.

Démolition réclamée

Le collectif demande à la Ville de Saguenay de fermer cet immeuble insalubre.

La ville assure suivre le dossier depuis des mois. Elle se dit consciente de la problématique, mais affirme que les gens ont bel et bien le droit de vivre dans les espaces qui n’ont pas été touchés par l’incendie.

Ce n’est pas la première fois que cet immeuble fait l’objet de plainte. Les voisins réclament aussi sa démolition depuis des mois.

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