La Résidence funéraire Lac-Saint-Jean a ouvert ses portes au public, dimanche, pour démystifier l'univers de la mort.

Le métier de thanatologue a considérablement évolué au cours du temps. Il s'est développé et utilise diverses techniques pour préparer les corps en vue d'une exposition. Il faut jusqu'à trois heures pour embaumer une personne.

« On va mettre dans la machine le liquide à base de formaldéhyde. On va avoir au préalable fait une petite opération pour prélever une artère principale et une veine principale et après on va changer le sang pour ce liquide-là », explique le directeur général de la Résidence funéraire Lac-Saint-Jean, Marc Richard.

Juste à côté du laboratoire se trouvent les cercueils. Ils coûtent en moyenne 2500 $. Comme les trois quarts des gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean choisissent de se faire incinérer, mais que la plupart veulent être exposés en salon, il est aussi possible de louer un cercueil. L'équipe de la résidence funéraire accompagne les personnes endeuillées dans leurs décisions.

« C'est l'un des événements les plus importants quand tu perds quelqu'un. Les gens ont besoin d'être soutenus. Les gens sont davantage informés. Il faut répondre à leurs questions », mentionne Marc Richard.

Chaque année au Québec, 55 000 funérailles sont célébrées. Plusieurs Québécois prévoient leurs arrangements funéraires.

« Les familles ne vont pas être mal prises avec ça. La succession va être correcte. Au Québec, nous dans le réseau coopératif, c'est plus de 100 millions de dollars le portefeuille de préarrangements que les gens ont payé », soutient Marc Richard.

Par ailleurs, de plus en plus de gens optent pour une cérémonie d'hommage. L'aspect religieux est tranquillement laissé de côté.

Plus d'articles