Retour

Jacques Brassard doute de l’efficacité des consultations citoyennes au Parti québécois

En entrevue à l’émission Café, boulot, Dodo, M. Brassard a précisé que ce genre de stratégie existe depuis longtemps sans donner de résultats très tangibles.

« En 1985, avec Pierre-Marc Johnson, c’est ce qu’on a fait. On était 23 députés, on est monté dans un autobus et c’est ce qu’on a fait, aller rencontrer les gens. J’y crois plus ou moins », raconte Jacques Brassard.

Depuis le 1er novembre, Paul Saint-Pierre-Plamondon, conseiller spécial du chef du PQ Jean-François Lisée, mène des consultations en ligne pour rallier les entrepreneurs, les communautés culturelles et les moins de 40 ans.

Selon Jacques Brassard, les Québécois ne sont pas disposés à entendre parler des orientations du parti, en particulier celle sur la souveraineté du Québec.

On peut bien s’épivarder sur le terrain et dans le paysage je ne suis pas certain que ça va réussir à les réintéresser à la question [de la souveraineté].

Jacques Brassard, ex-député péquiste

40 ans de l’accession au pouvoir

Ces commentaires de Jacques Brassard tombent au moment où il était également appelé à souligner la première élection du Parti québécois au gouvernement. C’était le 15 novembre 1976.

Jacques Brassard, qui avait 36 ans à l’époque, se souvient d’un moment d’euphorie sans pareil. Le Parti québécois dirigé par René Lévesque avait défait le gouvernement libéral de Robert Bourassa en élisant 71 députés.

« C’était pour nous quelque chose d’inespéré qui survenait comme ça. Il y avait une exaltation que je n’ai jamais revécue par la suite. On a triomphé, j’ai été réélu cinq fois par la suite, mais ça n’a jamais été aussi euphorique que ce soir-là », raconte-t-il.

J’ai le souvenir d’une mobilisation sans précédent de la jeunesse québécoise.

Marc-André Bédard, ex-député péquiste

Pour sa part, son ancien collègue, l’ex-député Marc-André Bédard, garde en tête les nombreuses réformes que le premier gouvernement péquiste avait entreprises. Il parle de changements profonds dans la société québécoise.

« Tel que la loi 101, le zonage agricole, la réforme du droit familial ou le financement des partis politiques », relate M. Bédard.

Survivant libéral

L'ex-député libéral de Roberval de 1970 à 1981, Robert Lamontagne se souvient aussi de l'arrivée au pouvoir du Parti québécois en 1976. Il a été le seul député de la région à résister à la vague péquiste.

Robert Lamontagne attribue cette victoire au leadership de René Lévesque.

« C’était un phare, il inspirait les Québécois », admet-il, 40 ans plus tard.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité