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Jacques Fortin peut continuer à siéger comme conseiller à Saguenay

La Cour supérieure du Québec rejette la requête en déclaration d'inhabilité déposée contre le conseiller municipal de Saguenay Jacques Fortin à la suite de l'achat d'un terrain sur une rive du Saguenay.

Les plaignants Louis-Philippe Thibeault et Daniel Bindley affirmaient que M. Fortin était en conflit d'intérêts quand il a acquis le terrain du boulevard Renaud avec sa conjointe Hélène Girard, en 2006.

Dans sa décision, le juge Bernard Godbout confirme que le conseiller avait un intérêt direct dans le contrat d'achat conclut par sa conjointe avec la Ville de Saguenay. Il ajoute cependant qu'il n'a pas été démontré que Jacques Fortin ait bénéficié de conditions préférentielles en raison de son poste d'élu.

La Cour supérieure confirme ainsi que Jacques Fortin pourra continuer de siéger comme conseiller.

Lors du procès, la Ville de Saguenay, d'abord intimée dans cette affaire par les requérants Louis-Philippe Thibault et Daniel Bindley, a été mise hors de cause.

Après plusieurs années de controverse, Hélène Girard a finalement rétrocédé le terrain à la Ville pour un montant de 45 000 $ en janvier dernier.

En réaction au jugement, le conseiller Luc Boivin a souligné que l'éthique des élus est beaucoup plus importante aujourd'hui qu'il y a quinze ou vingt ans, et ce, « pour le mieux ». « Est-ce que Jacques rachèterait le terrain si c'était à refaire? Je pense que non. Maintenant, je suis bien heureux pour lui que cette saga soit terminée », a-t-il affirmé.

Des conseillers heureux que l'affaire soit close

Pour sa part, la chef de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron, est aussi heureuse que Jacques Fortin voit cette histoire prendre fin. Elle estime qu'il a surtout souffert d'avoir été mal conseillé dès le départ dans cette affaire.

« Je crois que M. Fortin a tout simplement agi en pensant ne pas avoir de problème. Tous les débats judiciaires qui se sont enclenchés l'ont sûrement surpris par rapport à toute la proportion que ça a pris, et je crois que si on l'avait bien conseillé dès le départ, je suis sûre que M. Fortin ne se serait jamais engagé dans toute cette histoire », a affirmé Josée Néron.

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