Le président de l'arrondissement de Chicoutimi, Jacques Fortin, n'écarte pas la possibilité de se présenter à la mairie de Saguenay ou de demander un nouveau mandat comme conseiller aux prochaines élections municipales de novembre 2017.

Un texte de Chantale Desbiens

« Que ce soit comme échevin ou à d'autres niveaux, je ne ferme pas la porte à rien », a-t-il indiqué en entrevue à l'émission Café, boulot, Dodo, rappelant aussi qu'il reste un peu plus d'un an avant les élections.

« Si c'était aujourd'hui oui, je reviendrais, ajoute-t-il. Mais il reste encore un an et quelques mois. Il faut y penser sérieusement, c'est quand même un mandat de quatre ans. »

Toutefois, Jacques Fortin ne se présenterait pas sous la bannière du Parti des citoyens de Saguenay, dont il n'est pas membre actuellement. Le conseiller a admis qu'il ne croit pas aux partis politiques municipaux.

« Les citoyens n'ont jamais mis un parti au pouvoir ici, autant à Chicoutimi qu'à Saguenay, rappelle-t-il. Un bel exemple aux dernières élections, il y avait 19 conseillers qui se sont présentés pour un parti et il y en a deux qui ont été élus dans un parti. Au niveau municipal je ne sais pas, je me pose des questions sur un parti. »

Conseiller municipal depuis 24 ans et président de l'arrondissement de Chicoutimi depuis la fusion de Saguenay, Jacques Fortin affirme qu'il a acquis une bonne expérience en politique municipale.

Retour sur la décision du juge concernant l'achat d'un terrain

Par ailleurs, Jacques Fortin est soulagé et heureux de la décision du juge Bernard Godbout entourant l'achat par sa conjointe d'un terrain sur le boulevard Renaud, en 2006.

« Ça fait 10 ans que ça traîne », a-t-il affirmé à l'émission Café, boulot, Dodo. Il attendait la décision depuis février, après la fin de l'audition de la requête en déclaration d'inhabilité déposée contre lui par Louis-Philippe Thibeault et Daniel Bindley.

Le juge a reconnu que Jacques Fortin avait bien un intérêt direct dans la transaction réalisée entre la Ville de Saguenay et sa conjointe, Hélène Girard, mais qu'il n'avait pas bénéficié de conditions préférentielles en raison de son poste d'élu.

« J'ai toujours suivi les recommandations des fonctionnaires pour que tout se fasse légalement et selon les normes », souligne M. Fortin.

Avec son jugement, la Cour supérieure confirme que Jacques Fortin pourra continuer de siéger comme conseiller.

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