Les témoignages sont maintenant terminés au procès pour inhabilité à siéger du conseiller de Saguenay, Jacques Fortin, qui a été le dernier à se présenter à la barre.

Interrogé par son avocat, M. Fortin est devenu très émotif. Il a raconté que la saga qui a suivi l'achat du terrain du boulevard Renaud appartenant à la Ville de Saguenay, en 2006, l'a mené dans une profonde dépression jusqu'à faire une tentative de suicide.

En retenant ses sanglots, il a plaidé n'avoir rien à se reprocher et que l'offre d'achat présentée par sa femme, Hélène Girard, a été acceptée sans traitement de faveur.C'est au tour de la greffière de la Ville de Saguenay à témoigner au procès pour inhabilité à siéger du conseiller municipal Jacques Fortin.

La greffière donne sa version des événements

Avant lui, la greffière de Saguenay, Caroline Dion, a corroboré un témoignage entendu jeudi de la part du responsable de l'aménagement des propriétés de la Ville, Lucien Turcotte. Mme Dion confirme que la décision finale de vendre un terrain municipal revient au comité exécutif.

Elle maintient que le département d'urbanisme, avant de faire une recommandation officielle ou d'entamer de longues démarches pour un changement de zonage, va s'assurer que le comité exécutif a un intérêt à vendre le terrain, après quoi le département fera son travail et complétera les démarches. La décision finale revient encore au comité exécutif.

Elle a par contre été incapable de dire pourquoi une offre similaire déposée en 2004 a été rejetée par le service d'urbanisme sans même avoir été soumise au comité exécutif.

Les avocats feront leurs plaidoiries lundi, après quoi il reviendra au juge de décider si oui ou non la famille Fortin a eu un traitement préférentiel en achetant un terrain dans l'arrondissement de Chicoutimi, en 2006, et si cela rend ou non le conseiller municipal inhabile à siéger comme élu.

Puisqu'il s'agit d'un procès civil, la notion de doute raisonnable n'existe pas comme au criminel. Le juge se basera sur les points de droit et la prépondérance de la preuve pour rendre sa décision.

D'après les informations de Catherine Paradis.

Plus d'articles

Vidéo du jour


10 choses à savoir sur le « Cyber Monday »